École-Valentin, où rien n'est trop beau : Un « Formule 1 » pour les migrants

 (Photographie d'illustration)

L’établissement de la périphérie bisontine figure parmi les 62 hôtels vendus par le groupe Accor. Après rénovation, Adoma assumera la gestion pour des missions d’hébergement et d’accompagnement des .

 

Le Formule 1 d’École-Valentin, dans la périphérie de Besançon, va perdre sa vocation hôtelière et devenir une structure d’accueil pour les migrants et personnes sans-abri. L’établissement fait partie de 62 hôtels F1 que le groupe Accor vend à la SNI, filiale immobilière d’intérêt général de la Caisse des Dépôts et Consignations et premier bailleur en France. Ces hôtels, après transformation, seront confiés, via des baux de location, à Adoma, ex-Sonacotra, opérateur entre autres des centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada).

Pour l’heure, difficile d’obtenir des informations sur la vente de l’hôtel de la périphérie bisontine et son devenir. Mais le constat est là : de plus en plus sollicité pour l’hébergement temporaire des publics en difficulté, l’État a dû recourir, ces dernières années, à la réservation de nuitées hôtelières dans le parc privé.

 

 

Opérationnel dans six mois

Ainsi, à Besançon, les deux tiers des chambres de l’hôtel Formule 1 de Planoise sont occupés par des familles de . Celui d’École-Valentin n’était pas véritablement dans la boucle, accueillant quelques familles seulement.

Une chose est sûre, le système de réservation de nuitées a atteint ses limites. L’État a donc lancé des consultations afin de trouver des opérateurs à même d’assurer une prestation d’hébergement et d’accueil social. C’est dans ce cadre que le groupe SNI s’est lancé dans le rachat de 62 hôtels qui offriront, après restructuration, près de 6 000 places d’hébergement d’urgence.

Ces hôtels seront réhabilités pour leur nouvelle vocation. Selon quel calendrier ? « Les nouvelles capacités d’hébergement seront toutes opérationnelles dans un délai de six mois », apprend-on dans un communiqué du groupe SNI. « Elles seront déployées à partir du printemps et réparties sur l’ensemble du territoire pour désengorger les centres parisiens ou franciliens. » SNI parle de 26 % d’hôtels en Ile-de-France, 19 % en Rhône-Alpes et 3 à 8 % dans les autres régions. Combien en Bourgogne-Franche-Comté ? Un seul visiblement.

Sollicitée depuis jeudi soir, la préfecture du Doubs a répondu via un communiqué pour le moins laconique. « Adoma a répondu à un appel d’offre lancé au plan national pour trouver des places d’hébergement sur l’ensemble du territoire pour les demandeurs d’asile. Adoma a fait des propositions. Pour l’heure, un projet est en cours de discussion. » Silence radio du côté d’Adoma, à Besançon mais aussi au siège parisien.

Eric DAVIATTE

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec Eric DAVIATTE pour | estrepublicain.fr...

Source :   estrepublicain.fr  ► 


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