Crise des migrants: Hélicoptères, viseurs nocturnes: Haftar demande des armes à l'Europe pour gérer les flux migratoires

Photographie d'illustration

Le maréchal Haftar, homme fort de l'Est libyen, a demandé à l'Union européenne de lui fournir du matériel de pointe et de lever l'embargo sur les armes en Libye, afin de contrôler les flux d'immigration illégale qui transitent par son territoire.


➤➤  Ne ratez aucun des articles: inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter.

Le maréchal Khalifa Haftar, qui affirme contrôler les trois quarts du territoire libyen, a réaffirmé sa volonté de rétablir le contrôle des flux migratoires transitant par les territoires qu'il domine, mais demande de l'aide matérielle à l'Europe. En visite à Rome, puis à Paris, le général libyen a donné une interview publiée le 29 septembre dans le Corriere della Seradans laquelle il exhorte les pays de l'autre rive de la Méditerranée souhaitant lutter contre l'immigration illégale à l'aider dans sa mission, en lui fournissant matériel et soutien politique. 

Pour contrôler sa frontière méridionale, le maréchal a assuré que ses forces pouvaient «fournir la main-d'oeuvre», mais que les Européens devaient lui envoyer «drones, hélicoptères, viseurs nocturnes, véhicules...»

Celui qui entend se placer comme interlocuteur principal des Occidentaux dans le contrôle des flux migratoires les a par ailleurs exhortés à lutter contre l'embargo sur les armes imposé par l'ONU à la Libye. Il a ainsi affirmé que «tous les pays européens intéressés par l'arrêt de l'immigration» devaient «révoquer» cette mesure. 

Toujours au Corriere della Sera, le général Haftar avait déjà déclaré le 12 août que la lutte contre l'immigration illégale venant de Libye coûterait environ 20 milliards de dollars (soit près de 17 milliards d'euros) à l'Europe. «Mes soldats sont prêts. Je contrôle plus des trois quarts du pays. Je possède la main-d’œuvre, mais il me manque les moyens», avait-il plaidé. 

Le maréchal conteste l'autorité du Gouvernement d'entente nationale (GNA) basé à Tripoli et dirigé par son rival Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale mais qui contrôle un territoire moins important. Fin juillet, en région parisienne et sous l’égide du président Macron, les deux rivaux s'étaient mis d'accord sur une déclaration de principe en dix points, dans laquelle ils s'engagent notamment à un cessez-le-feu et à organiser des élections le plus rapidement possible. 

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com (Photographie d'illustration : Khalifa Haftar à Moscou le 14 août. © Sergei Karpukhin Source: Reuters )

  Source  ► 

Print Friendly    Imprimer, sauvegarder en PDF, envoyer à un ami ...

Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à Doc Jean-No® .