Allemagne: Les sociaux-chrétiens bavarois imposent à Angela Merkel une limitation de l’immigration

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L’accueil de réfugiés doit être limité en chiffre net à 200.000 individus par an...


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Les sociaux-chrétiens bavarois de la CSU, qui réclament une limitation de l’immigration toujours rejetée jusqu’à présent par la chancelière allemande CDU Angela Merkel, sont arrivés à faire accepter à cette dernière leurs vues : l’accueil de réfugiés doit être limité en chiffre net à 200.000 individus par an, bien que la possibilité d’une entorse à cette mesure soit malgré tout prévue en cas de crise humanitaire provoquant un afflux massif de réfugiés.

Il est précisé qu’en fonction des circonstances, le gouvernement fédéral et le Parlement pourront décider d’une modification de ce chiffre vers le haut, mais aussi vers le bas si le chômage augmente. De plus, les futurs demandeurs d’asile doivent être placés, durant le traitement de leur demande, dans des centres de décision et dans des centres de rapatriement, l’instauration de ces derniers étant aussi une demande de la CSU.

Les mauvais résultats enregistrés par les chrétiens-démocrates de la CDU et leurs alliés bavarois de la CSU, qui ont obtenu chacun, lors des élections législatives du 24 septembre, leurs plus mauvais résultats depuis 1949, ont fini par avoir raison de la résistance de la chancelière. Les principaux dirigeants des deux partis, réunis ce dimanche à Berlin, ont finalement trouvé un accord qui a été présenté ce lundi 9 octobre à midi lors d’une conférence de presse par la présidente de la CDU et chancelière fédérale Angela Merkel et par le président de la CSU et ministre-président de Bavière Horst Seehofer. Le terme « limite supérieure » employé systématiquement au cours des mois passés par la CSU n’a pas été repris dans cet accord.

Interrogée lors de la conférence de presse par un journaliste sur le fait de savoir pourquoi cette mesure n’a pas été prise plus tôt, Angela Merkel a répondu qu’il y a un temps pour tout.

La voie est désormais libre pour l’ouverture, lorsque les élections pour le Parlement de Basse-Saxe de dimanche prochain seront passées, de négociations en vue de la formation d’un futur gouvernement fédéral regroupant, sous l’égide d’Angela Merkel, la CDU, la CSU, les écologistes et les libéraux-centristes du FDP.

L’Allemagne reste donc un pays d’immigration, l’objectif étant de précariser les travailleurs autochtones en les mettant en concurrence avec des allochtones pauvres prêts à accepter des conditions de travail sordides. Déjà au XIXe siècle, Karl Marx et Friedrich Engels dénonçaient le fait que la haute finance importait en Angleterre des travailleurs irlandais afin de constituer un sous-prolétariat entrant en concurrence avec le prolétariat anglais. Rien de neuf, donc, au sein du monde de l’ultra-capitalisme débridé détruisant les liens sociaux, les protections sociales, la famille, les patries, les cultures nationales, l’environnement, dans le seul but de faire à tout prix le plus d’argent possible quel qu’en soit le prix humain.

Par contre, alors que les marxistes dénonçaient autrefois ce phénomène, de nos jours les socialistes, sociaux-démocrates et autres travaillistes des pays d’Europe occidentale s’en font clairement les complices, la gauche boboïsante prônant avant tout la non-discrimination des individus, quelle que soit leur origine ou nationalité, plutôt que la défense du pouvoir d’achat, de l’emploi et de la dignité des travailleurs autochtones. En conséquence, les ouvriers rejoignent en masse les partis patriotiques alors que les formations politiques, dont la couleur rouge ou rose est le symbole, recueillent les voix de la petite bourgeoisie montante, des enseignants et des .

Le parti social-démocrate allemand SPD paye, à l’instar des autres partis politiques de la même famille dans différents pays d’Europe, l’addition et cherche désormais à se ressourcer dans l’opposition, à moins qu’il ne change d’avis et accepte finalement de gouverner à nouveau avec la CDU et la CSU sous la houlette d’Angela Merkel.

, Écrivain et journaliste belge francophone ..

La rédaction Doc Jean-No® - Par : Lionel Baland | www.bvoltaire.com (Photographie d'illustration : Archives )

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✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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