Le président Macron pense que les ouvriers de GM&S ont mieux à faire que de «foutre le bordel» (Vidéo)

Photographie d'illustration

Perturbé par une manifestation des ouvriers creusois de GM&S alors qu'il visitait l'Ecole d'Application aux métiers des travaux publics d'Egletons en Corrèze, Emmanuel Macron a laissé échapper une phrase assassine à leur égard devant les caméras.


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«Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas [à Ussel en Corrèze] ! Parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire hein ! Et c'est pas loin de chez eux». Le président de la République n'a pas pu retenir l'expression de son irritation à l'égard des salariés de GM&S, qui ont, une fois n'est pas coutume, manifesté devant l'Ecole d'Application aux métiers des travaux publics d'Egletons en Corrèze qu'il visitait le 4 octobre.

Discutant avec le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, sur la situation du marché du travail, Emmanuel Macron, qui avait pourtant évité la route des manifestants, a préconisé qu'ils aillent chercher du travail dans la région au lieu de «foutre le bordel».  

Ce n'est pas la première fois qu'une phrase d'Emmanuel Macron fait parler d'elle.  ès avoir évoqué «ceux qui ne sont rien», le président avait parlé de «fainéants» pour désigner les manifestants s'opposant à la réforme du code du travail.

Plusieurs dizaines de salariés de l'équipementier automobile de La Souterraine (Creuse), accompagnés d'élus locaux en écharpes et de sympathisants, s'étaient en effet déplacés pour interpeller le président. Ils ont été bloqués puis dispersés par les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient d'infiltrer le lieu de la visite. Ils se sont plus tard rassemblés dans le calme à 400 mètres de là. Si le président n'a pas souhaité aller à leur rencontre, l'Elysée leur a tout de même proposé un rendez-vous avec Benjamin Griveaux, le secrétaire d'Etat chargé du dossier au ministère de l'Economie, une proposition refusée par les manifestants. 

Le tribunal de commerce de Poitiers a validé le 7 septembre la reprise du site de La Souterraine au profit de la société GMD (Groupe Mécanique Découpage), mais en ne gardant que 120 des 276 postes, ce qui n'est pas suffisant pour les représentants du personnel de l'usine. Les salariés ont ainsi voté la continuation de leurs actions, bien que leur site ne soit plus menacé dans l'immédiat,  poursuivant les manifestations et actions  pour «plus de salariés repris», ainsi que l'octroi d'indemnités plus importantes versées aux salariés contraints de quitter leur emploi. 

Par : La rédaction Doc Jean-No® - avec | francais.rt.com (Photographie d'illustration : Emmanuel Macron lors de son départ de l'Ecole d'Application aux métiers des Travaux Publics d'Egletons.© Ludovic MARIN Source: AFP )

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Sur : Doc Jean-No

✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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