VIDEO. En modifiant l’algorithme de Facebook, Mark Zuckerberg veut-il vraiment notre «bien-être»?

Photographie d'illustration

RESEAU Le patron du réseau, Mark Zuckerberg, a justifié un changement d’algorithme par la nécessité d’être «bon pour les gens»…



  • Mark Zuckerberg a annoncé donner la priorité aux publications des proches dans les prochains mois sur Facebook.
  • Les responsables du site ont justifié cela par la nécessité d'assurer le «bien-être» de ses utilisateurs.
  • Plusieurs chercheurs expliquent à «20 Minutes» les véritables motivations économiques du réseau.

Mark Zuckerberg souhaite-t-il que nous soyons heureux ? Question rhétorique, diront les mauvaises langues. Autre formulation, pour un futur sujet du bac philo : un algorithme peut-il faire le bonheur ? Jeudi 11 janvier, le patron de Facebook a annoncé une nouvelle refonte du fil d’actualité sur le réseau social. Moins d’actualités, la priorité sera donnée dans les « prochains mois » aux publications des proches, amis et parents, le site revenant ainsi à ce qui a fait son succès à la fin des années 2000.

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« Nous voulons nous assurer que nos services ne sont pas seulement divertissants, mais également bons pour les gens », a expliqué Mark Zuckerberg, qui disait il y a une semaine vouloir « réparer » son site en 2018. L’idée autour de la nouvelle organisation du fil d’actualité est développée par David Ginsberg, le directeur de la recherche chez Facebook : « Lorsque les gens interagissent avec leurs proches, c’est plus significatif, plus épanouissant. C’est bon pour votre bien-être. »

« Ce serait donc Facebook qui déciderait de notre bien-être ? »

Plus de photos de famille et moins d’actu anxiogènes, ça booste le moral ? « L’attention est massivement focalisée sur la famille et les amis, Zuckerberg le prend en compte évidemment. On peut dire que c’est effectivement mieux qu’être inondé de n’importe quoi en termes d’actualités », commence le sociologue Dominique Boullier, chercheur à l’Ecole polytechnique de Lausanne et spécialiste des technologies cognitives, avant de soulever un premier problème : « Ce serait donc Facebook qui déciderait de notre bien-être ? »

Camille Alloing, maître de conférences à l’université de Poitiers et co-auteur du Web affectif, une économie numérique des émotions (INA, 2017), glisse que « Facebook annonçait déjà en 2014 pouvoir influer sur l’humeur de ses utilisateurs, et dans le cas présent, beaucoup d’approches sociologiques confirment que l’on est plus sensible à un contenu partagé par nos proches que par un inconnu ». Des études en ce sens du département R & D de l’entreprise ont d’ailleurs été mises en avant pour justifier le nouvel algorithme.

En réaction aux polémiques sur les fake news

Mark Zuckerberg aurait donc fait sienne l’ancienne devise informelle de Google, « Don’t be evil » (ne soyez pas mauvais) ? Halte aux bons sentiments quand même, préviennent les chercheurs. « Si demain, le malheur était économiquement plus intéressant, Facebook n’hésiterait pas », ironise Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po et  / ...

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✎ Blogueur pro | « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr

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