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Le revenu de base permettrait de corriger le système de redistribution sans plomber les finances publiques, estime l’économiste Guy Standing

 

En 2011, dans la préface de son livre [The Precariat: The New Dangerous Class (Le précariat – La nouvelle classe dangereuse, éd. Bloomsbury, non traduit en français)], l’économiste Guy Standing lançait une mise en garde.

Il décrivait l’émergence d’un précariat de plus en plus nombreux, oublié en Occident par des politiques qui, depuis les années 1970, favorisaient la concurrence promue par les marchés au détriment de la sécurité de l’emploi. Depuis des dizaines d’années, le salaire réel stagnait dans les pays occidentaux et l’emploi “flexible” devenait la norme, laissant à la dérive des millions d’individus, dans le monde entier, “sans aucune ancre de stabilité”.

Ces travailleurs précaires, écrivait encore Guy Standing, “sont enclins à écouter de vilains discours et à se servir de leur bulletin de vote et de leur argent pour offrir à ceux qui les tiennent un tremplin politique pour étendre leur influence”. Le phénomène avait engendré un “embryon de monstre politique” et il fallait prendre des mesures “avant que ce monstre ne prenne vie”.

Cinq ans plus tard, “ce monstre est parmi nous”, constate aujourd’hui l’économiste. Le précariat “écoute le chant des sirènes du populisme néofasciste, interprété actuellement par Donald Trump”. Ce   [...] - (La fabrique de la désinformation)

(L'éditorial) La grande confusion médiatique

La polémique sur les chiffres de l’investiture de Donald Trump serait risible si elle n’avait pas donné lieu à une nouvelle attaque contre les journalistes, “les êtres humains les plus malhonnêtes de la Terre”, selon le président américain. On s’en doutait : la confiance entre la nouvelle administration et les représentants du quatrième pouvoir est nulle. Pis, Donald Trump souffle en permanence sur les braises des “fausses nouvelles”, rebaptisées au passage par son porte-parole “faits alternatifs”.

La désinformation est une méthode vieille comme le monde : les flux numériques n’ont fait qu’accélérer la propagation des fausses nouvelles, “ces singulières efflorescences de l’imagination collective”, comme les qualifiait Marc Bloch, auteur d’un essai en 1921 sur le sujet. L’historien français y voyait “l’expression inconsciente de nos préjugés, de nos haines, de nos craintes et de nos émotions fortes”*. Une raison supplémentaire pour y résister ?

En cette époque de post-truth et autres fake news, il est urgent pour les médias de retrouver leur crédibilité, déjà très entamée. Une récente enquête mondiale (Edelman Trust Barometer 2017) révèle en effet que la confiance dans les médias est au plus bas. “Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l’on s’accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n’était pas fou”, écrivait George Orwell dans son roman 1984. Un slogan d’actualité, pour répondre aux menteurs officiels et sortir de cette grande confusion médiatique.

Éric Chol
* Thiers Éric. Marc Bloch, réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre. In : Mil neuf cent, n°18, 2000.  Eric Chol

Par : Thomas Colson & Eric Chol (Business Insider - New York) ...

Source :   courrierinternational.com  ► 


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