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«Revenants», éducation et détention: Les chantiers du plan de lutte contre la radicalisation présenté aujourd'hui

Photographie d'illustration

POLITIQUE Le Premier ministre Édouard Philippe doit dévoiler à Lille ce vendredi les mesures du nouveau plan de « prévention de la radicalisation » du gouvernement…
Photo : (SIPA)



  • Le dernier plan, qui comprenait 80 mesures, avait été lancé en mai 2016.
  • En deux ans, plusieurs actions emblématiques issues de ce plan se sont soldées par des échecs.
  • Ces nouvelles mesures devraient, selon nos informations, se focaliser en priorité sur l’éducation et la prévention.

Tout a été soigneusement verrouillé. A la veille de la présentation à Lille ce vendredi du nouveau plan de « prévention de la radicalisation », son contenu restait totalement inconnu. Deux ans après le lancement du plan d’action présenté par l’ex-Premier ministre Manuel Valls, l’actuel gouvernement semble tout mettre en œuvre pour éviter les écueils de ses prédécesseurs.

Très dense, la stratégie lancée en mai 2016 mélangeait 80 propositions de lutte contre le terrorisme, sur le renseignement pénitentiaire ou la détection de la radicalisation. Certaines se sont soldées par des échecs cuisants, poussant les acteurs de terrain et les autorités à une plus grande confidentialité. Cette fois-ci, l’accent devrait être mis « sur la prévention et l’éducation », concède une source gouvernementale.

De nouveaux professionnels

Philippe Rigoulot est directeur de la Maison des Adolescents à Nîmes. Depuis le précédent plan il y a deux ans, le travail de ses équipes a quelque peu évolué, note-t-il : « On a été interpellé par les préfectures un peu partout sur le territoire pour accompagner et prendre en charge des jeunes en voie de radicalisation, et leurs familles […] On travaille avec nos partenaires classiques : hospitaliers, sociaux, mais on a inclus des partenaires avec lesquels on ne travaillait pas comme les agents de renseignement territoriaux, les préfectures, la police, on s’est mis à échanger. »

Idem pour la Fédération nationale des Écoles des parents et des éducateurs (FNEPE). Partenaire du comité interministériel chargé de lutter contre la radicalisation (CIPDR), l’association a suivi en 2016, 15 familles, 38 jeunes dont 23 mineurs pour radicalisation. Très sollicités, les conseils départementaux ont eux aussi été mobilisés dans le cadre du précédent plan, rappelle Pierre Monzani, préfet et directeur général des Départements de France. « J’ai mis en place des modules dédiés à la lutte contre la radicalisation dans l’institut de formation à destination des élus et des agents », détaille-t-il en reconnaissant toutefois qu’aucun « protocole global » n’avait été mis en place sur l’ensemble des territoires.

« Corriger le tir »

Tous le reconnaissent, le chantier lancé ce vendredi par le gouvernement arrive après une période de turbulences importante. « Il me semble qu’on est en train de corriger le tir. On est parti bille en tête en 2015 avec un gouvernement forcé de montrer qu’il était en capacité de gérer le phénomène. Et c’est parti tous azimuts avec les dérives qu’on connaît : détournement de fonds, fermeture d’un centre d’accompagnement etc.. », déplore Philippe Rigoulot.

« Il y a eu une mobilisation sans précédent en 2015 sur ce sujet de la radicalisation, en lien avec les tragédies survenues cette année-là. Pourtant il y a eu une époque que ceux qui parlaient de ça étaient accusés de favoriser la haine. La sensibilisation et   [...]

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr