Le site Docjeanno® est gratuit grâce à l'affichage de publicités, seule source de revenus et financement du contenus libres pour les visiteurs, jusqu’à ce jour.
Merci de nous soutenir en désactivant votre logiciel «Antipub» ou en plaçant Docjeanno® en liste blanche. 😉Visage faisant un clin d'œil

Afrin sous contrôle turc : l’Occident se met à hausser le ton… un peu trop tard ?

Photographie d'illustration

Tandis qu'Ankara menace de poursuivre son opération à Minbej, Washington et Berlin dénoncent son attaque sur Afrin. Ces déclarations surviennent alors que la Turquie a rempli son principal objectif, au mépris de l'avis de ses alliés de l'OTAN.
Photo : (© Tobias Schwarz Source: AFP)


Le 21 mars, la chancelière Angela Merkel n'a pas manqué de virulence, devant le Parlement allemand, pour dénoncer une situation «inacceptable» à Afrin, enclave kurde du nord-ouest de la Syrie, prise le 18 mars par l’armée turque et ses alliés, parmi lesquels les rebelles armés de l’Armée syrienne libre (ASL). Le 20 mars, Washington avait exprimé «sa profonde préoccupation» quant au sort des civils, alors que la ville était livrée au pillage des forces turques.

Après deux mois d’offensive, les Etats-Unis et l’Allemagne durcissent donc le ton... Tandis que la Turquie a réalisé le principal objectif de l'offensive Rameau d'olivier, lancée le 20 janvier, sur fond de tergiversations molles de ses alliés de l'OTAN : prendre le contrôle de la ville d'Afrin.

Le 19 mars, Damas a également fait entendre sa colère. Les autorités syriennes, selon une missive envoyée au secrétaire général de l'ONU et au président du Conseil de sécurité des Nations unies, ont condamné «l'occupation turque» de la ville d'Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, et ont réclamé le «retrait immédiat» des «forces d'invasion» turques dans le pays. Si l'armée syrienne n'est pas intervenue militairement pour stopper Ankara, des milices pro-Damas ont tenté de prêter main forte aux milices kurdes des Unités du protection du peuple (YPG) d'Afrin.

Alors que de dizaines de milliers civils auraient fui la zone, que des scènes de pillage par l’armée turque sont rapportées notamment par l'AFP (sur lesquelles Ankara a assuré qu'il enquêterait) à Afrin, l’indignation des capitales occidentales s’est raffermie. Mais ces déclarations de façade qui interviennent à la fin de la bataille pour la ville, ne semblent que consacrer la victoire turque, sans engager aucune coercition envers   [...]

➤➤  Ne ratez aucun des articles: inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter.

.

 

✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr