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«Pas de provocation à la haine» : Soral relaxé par le tribunal pour la diffusion d'un photomontage

Photographie d'illustration

Jugé suite à la diffusion sur son site d'un photomontage représentant Emmanuel Macron avec Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali (qui avait par ailleurs été relayé par Gérard Filoche), le polémiste Alain Soral a été relaxé.
Photo : (© LOIC VENANCE Source: AFP)


«Le montage en cause, aussi contestable soit-il, ne constitue ainsi pas une provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, contenant un appel ou une exhortation, même implicite, rejaillissant sur la totalité d'une communauté définie par l'appartenance à la religion juive» : le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le 20 mars l'essayiste Alain Soral, contre qui le parquet avait requis cinq mois de prison ferme après la diffusion d'un photomontage sur le site Egalité et Réconciliation. Le polémiste était jugé pour provocation à la haine.

Sur cette image, diffusée en février 2017, on voit Emmanuel Macron bras levés devant un globe terrestre, un bras ceint d'un brassard d'allure nazie mais orné d'un dollar à la place d'une croix gammée. Le tout sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali, et barré du slogan «En marche vers le chaos mondial».

Plusieurs fois condamné pour provocation à la haine raciale, Alain Soral avait expliqué ne pas comprendre «où [était] l'incitation à la haine ou à la violence».

Pour justifier leur décision, les magistrats ont rappelé la jurisprudence de la Cour de cassation, qui estime depuis juin 2017 qu'une «incitation manifeste» ne suffit pas à caractériser le délit et qu'il faut désormais pour entrer en voie de condamnation que les propos relèvent d'un «appel» ou d'une «exhortation». Or le tribunal note dans son jugement que le photomontage est centré sur Emmanuel Macron, et que la mise en cause des trois personnalités figurant à l'arrière du candidat et les deux Etats symbolisés par les drapeaux «ne rejaillit pas sur la communauté juive dans son ensemble».

Le parquet, qui n'a pas encore annoncé s'il ferait appel de cette décision, avait dénoncé le 24 janvier dernier ce qu'il considérait comme l'antisémitisme latent dans cette image : «Emmanuel Macron est présenté comme une marionnette dont on tire les fils en secret. Derrière, il y a ceux qui ont le   [...]

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr