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Destruction de l'«arsenal chimique» syrien : faudra-t-il croire Jean-Yves Le Drian sur parole ?

Photographie d'illustration

A l'appui de leurs frappes, les Occidentaux ont affirmé que Damas était encore en possession d'armes chimiques, une capacité qu'il aurait fallu détruire. Mais les supposées preuves auraient donc, par définition, été détruites... par les Occidentaux.
Photo : (©Omar Sanadik/Reuters)


L'argumentation de Paris ne fait pas l'unanimité. En témoigne le vif échange entre Edouard Philippe et des députés critiques des frappes françaises en Syrie le 16 avril, alors que le Parlement n'avait pas été consulté. En témoigne aussi l'intervention mouvementée d'Emmanuel Macron, le lendemain 17 avril, devant le Parlement européen.

Trois jours plus tôt, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se voulait pourtant convaincu et convaincant. «Les objectifs qui avaient été fixés ont été atteints [...] Une bonne partie de son arsenal chimique a été détruit», avait-il déclaré à propos de la Syrie, quelques heures après les frappes occidentales. «Nous avons des renseignements fiables qui montrent que ce sont les forces armées syriennes qui ont managé l'opération [de l'attaque chimique présumée à Douma le 7 avril]», avait encore affirmé le chef de la diplomatie française. Et l'ex-ministre de la Défense de François Hollande d'ajouter : «Il y a une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir et si d'aventure elle était refranchie, il y aurait une autre intervention.» «Mais je pense que la leçon sera comprise», a-t-il encore asséné, professoral, sur le plateau de BFMTV.

Cette posture semble présenter un double avantage pour la France : si aucune attaque chimique ne se produit à l'avenir en Syrie, elle et ses alliés pourront s'en attribuer le mérite. Mais, dans le même temps, les Occidentaux se ménagent aussi la possibilité de frapper la Syrie en cas de soupçons de nouvelles attaques, qui pourraient être basés comme pour l'attaque présumée de Douma, sur des informations des Casques blancs, de la Syrian American Medical Society (SAMS), basée non pas en Syrie mais à Washington, ou du controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) dirigé lui depuis le Royaume-Uni.

Le centre de recherches de Barzeh, créé avec l'aide de la France, site de production d'armes chimiques ?

Mais si l'arsenal chimique présumé de la Syrie a été détruit, comment démontrer son existence, préalablement aux frappes, qui auraient, par définition détruit ce même arsenal ? A moins de croire sur parole la diplomatie française, qui dit s'appuyer sur des conclusions du renseignement basées notamment sur la presse et les réseaux sociaux, la question se pose.

Parmi les sites touchés par les missiles occidentaux, on note un centre de recherches, à   [...]

 

 

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr