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Photographie d'illustration

ARMEE L'actuel chef de l'Etat a souvent répété qu'il n'hésiterait pas à ordonner des frappes en cas d'attaque chimique avérée...
Photo : (VINCENT/ARMEE DE TERRE/SIPA)



  • Le régime syrien est de nouveau accusé d'avoir mené une attaque chimique samedi. 
  • Le Conseil de sécurité se réunit ce mardi pour discuter d'une résolution sur la mise en place d'un mécanisme d'enquête. 
  • La France a la capacité de mener des frappes seule en Syrie. 

Revoilà la fameuse « ligne rouge » sur la Syrie. En août 2012, Barack Obama menaçait le régime de Bachar el-Assad « d’énormes conséquences » en cas d’utilisation d’armes chimiques. Et puis en août 2013, le président américain avait renoncé à des frappes aériennes, laissant la Russie reprendre la main sur le dossier. Quant à François Hollande, qui était prêt à soutenir les Etats-Unis, il ne « voul[ait] pas y aller tout seul », comme le raconte un article du Monde.

Cinq ans plus tard, l’histoire semble se répéter. Le régime syrien a très probablement utilisé des armes chimiques samedi, lors d’une frappe dans la région de la Ghouta orientale. Et ce mardi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a prévenu : « Si la ligne rouge a été franchie, elle donnera lieu à une riposte. »

La ligne de Macron

De quoi laisser penser que la France, contrairement à 2013, n’hésitera pas à lancer des frappes aériennes ? « C’est le premier test grandeur nature d’Emmanuel Macron sur la scène internationale, résume Nicolas Tenzer, président du centre d’études et de réflexions pour l’action politique (CERAP). Il est attendu au tournant. »

D’autant plus que le président de la République s’est beacoup engagé sur le sujet des armes chimiques. Au moment de la réception de Vladimir Poutine à Versailles en mai 2017, il avait averti que toute utilisation de ces armes ferait « l’objet de représailles et d’une riposte immédiate de la part des Français ». Même discours dans un entretien au Figaro un mois plus tard : « Quand vous fixez des lignes rouges, si vous ne savez pas les faire respecter, vous décidez d’être faible. » En mars 2018, il réaffirme sa volonté de « frappes ciblées » en cas d'« utilisation létale d’arme chimique ».

Un discours très offensif, mais qui ne convainc pas tous les observateurs du dossier syrien. « Il ne se passera rien, anticipe Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et auteur de La tentation du repli (Ed. Odile Jacob). Ce qui ne sera jamais dit officiellement, c’est que la Syrie est un bourbier. Et quelque part, les pays occidentaux, qui se sont brûlés les doigts en Irak et en Afghanistan, sont très contents que la Russie s’occupe du dossier. »

« La France a la capacité de frapper seule »

En tant qu’allié du régime syrien, Moscou est opposé à toute intervention des Etats-Unis ou d’un pays tiers. En 2013, c’est la Russie qui avait offert une porte de sortie à la « ligne rouge » de Barack Obama en proposant un plan de démantèlement de l’arsenal chimique syrien soutenu par le Conseil de sécurité de l’ONU via la résolution 2118.

Depuis, le pays dirigé par Vladimir Poutine n’a pas changé de discours. « Il n’y a   [...]

 

 

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr