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Entre «fermeté» et «humour», Edouard Philippe fête sa première année à Matignon

Photographie d'illustration

Photo : (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)


ANNIVERSAIRE Edouard Philippe fête ce mardi ses un an à Matignon...


  • Il y a un an, Edouard Philippe devenait le Premier ministre d’Emmanuel Macron.
  • Le chef du gouvernement se compare à un chef d’orchestre de la majorité.
  • Son cabinet met en avant sa « fermeté » et… son « humour ».

L’aventure débute par du cocasse : le 24 avril 2017, Edouard Philippe se rend au QG d’En Marche ! pour rencontrer Emmanuel Macron. Le député-maire du Havre est étalé sur la banquette arrière d’une voiture, caché sous des couvertures, pour échapper aux caméras. La cachotterie vaut le coup. Quelques jours plus tard, le chef de l’Etat le fait entrer à Matignon.

« La seule image que je trouve comparable au chef de gouvernement, c’est chef d’orchestre », dira-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne me prends pas pour le compositeur, ni pour le premier soliste, et pas davantage pour le percussionniste au fond de la salle ». En un an, l’ancien élu Les Républicains est devenu l’exécutant des promesses de campagne du nouveau président.

D’inconnu à chef d’orchestre

A sa nomination, l’ancien bras droit d’Alain Juppé est inconnu du grand public. Il n’a jamais été ministre et depuis l’affaire Fillon, il se tient loin des caméras. Fin septembre, un sondage révèle que 38% des Français sont incapables de donner précisément son prénom et son nom.

« Comme Jean-Marc Ayrault avant lui, Edouard Philippe est plutôt perçu comme un élu local en arrivant à Matignon et en déficit de notoriété au niveau national », confirme Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. « Mais sa fonction l’a rendu très vite incontournable. Son image s’est ensuite autonomisée par rapport à celle du président ».

Il décide, j’exécute

« Moi je l’aime bien, Emmanuel. Vraiment. Individuellement d’abord. Et je crois que je suis d’accord avec lui à peu près sur tout ». Ses propos datent… de juillet 2016. Un documentaire diffusé mardi sur France 3 montre que le bras droit d’Alain Juppé vantait déjà les mérites du candidat Macron (même s’il ne croyait pas en sa victoire).

La députée LREM Marie Guévenoux, ancienne LR proche du Premier ministre, confirme à l’AFP l’alchimie entre les deux camps : rejoindre Macron, « quand on vient de l’école Juppé, c’est sans doute une vraie libération ». A Matignon, le Havrais n’a donc aucun mal à trouver sa place pour orchestrer le programme présidentiel. « Ils s’entendent très bien, le couple exécutif fonctionne avec beaucoup de fluidité et de respect », vante Matignon. « Chacun est dans son rôle : le président préside, le Premier Ministre manage, et le gouvernement exécute ».

« Il y a entre les deux hommes une profonde convergence sur la nécessité et la manière de réformer la France », reconnaît Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof. « Emmanuel Macron est très présent sur le terrain des réformes, mais dans le couple exécutif, c’est souvent le Premier ministre qui doit assumer les décisions qui vont faire grincer des dents… »

Concertation et humour

SNCF, Notre-Dame-des-Landes, réduction de la vitesse à 80 km/h sur certaines routes… Le chef du gouvernement semble davantage en première ligne ces dernières semaines. Son cabinet évoque seulement des dossiers « plus médiatiques » et fait valoir autant la « fermeté » du Premier ministre sur ces sujets que la place laissée à la « concertation ». Ses détracteurs, notamment parmi les   [...]

 

 

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr