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Mobilisation de samedi: «C'était un petit coefficient de marée», ironise Edouard Philippe

Photographie d'illustration

Photo : (C.Platiau / AFP)


SOCIAL Après la manifestation de samedi, le Premier ministre épingle ceux qui « essayent » de « rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes »…

La « marée populaire » promise pour samedi par Jean-Luc Mélenchon avait « un petit coefficient de marée », juge Edouard Philippe dans une interview au Journal du dimanche, épinglant ceux qui « essayent » de « rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes ».

S’il considère le climat social « parfois difficile, tendu » un an après son arrivée à Matignon, le Premier ministre ajoute que « si vous faites référence à la mobilisation (d’hier), c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi ».

« Nous mettons en œuvre le programme pour lequel les Français ont voté »

« Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », lance le chef du gouvernement dans une longue interview à l’hebdomadaire, en faisant notamment allusion à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, l’une des 60 organisations qui appelaient aux manifestations de samedi à Paris et en province.

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Réaffirmant que « les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle » et qu'« ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays », Edouard Philippe souligne la volonté de l’exécutif de « sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance ». « Nous avançons. Nous mettons en œuvre le programme du président de la République pour lequel les Français ont voté », martèle-t-il encore.

S’agissant de la réforme de la SNCF, qui arrive mardi en première lecture au Sénat après avoir été votée par les députés, Edouard Philippe assure qu’il « reste parfaitement déterminé ». Selon lui, une fois le projet de loi définitivement voté les opposants à la réforme devront-ils cesser la grève ? « Quand la loi aura été votée, elle s’appliquera à tous », répond-il.

« Limiter la capacité d’endettement de la SNCF »

Alors que l’Etat s’est engagé à reprendre une partie de la dette de la SNCF, comment le gouvernement peut-il garantir aux Français qu’ils n’auront plus, à l’avenir, à prendre en charge les pertes de l’entreprise ferroviaire ? « Il faut, en effet, sortir des hypocrisies. Nous allons introduire dans le texte au Sénat un amendement qui limitera la capacité d’endettement de la SNCF, pour qu’elle ne se retrouve jamais confrontée à nouveau à un endettement insoutenable », indique le chef du gouvernement.

« C’est une règle d’or qui sera strictement posée dans la loi. Elle sera protectrice pour l’entreprise, pour les finances publiques, et donc pour le   [...]



 

✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr