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Pourquoi le contrôle technique va désormais vous coûter (beaucoup) plus cher

Photographie d'illustration

Photo : (MYCHELE DANIAU / AFP)

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AUTOMOBILE A partir de dimanche, une directive européenne, qui vise à durcir le contrôle technique afin d’améliorer la sécurité routière, entre en application en France...


  • A partir du 20 mai, une directive européenne, qui vise à durcir le contrôle technique afin d’améliorer la sécurité routière, entre en vigueur.
  • Désormais, les professionnels devront vérifier 132 points spécifiques sur votre véhicule contre 124 actuellement.
  • Les prix devraient grimper de 15 à 20 %.

Le couperet tombe dimanche. Une directive européenne de 2014, qui vise à durcir le contrôle technique afin d’améliorer la sécurité routière, entre enfin en application en France. Désormais, les professionnels devront vérifier 132 points spécifiques sur votre véhicule contre 124 jusqu’ici permettant de constater jusqu’à 668 défauts potentiels contre 410 aujourd’hui.

L’apparition des défaillances « critiques »

Ceux-ci sont désormais classés en trois catégories et non plus deux. 162 défaillances « mineures » sont recensées. Elles doivent être réparées mais n’ont pas d’incidences notables sur la sécurité ou l’environnement, à l’image d’un jeu mineur de la colonne de direction. Les défaillances dites « majeures », au nombre de 362, comme l’éclairage de la plaque d’immatriculation défectueux, qui nécessitent une réparation dans les deux mois, suivies d’une contre-visite.

A cela s’ajoutent désormais 144 défaillances « critiques ». Elles « constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement ». Il s’agit par exemple d’un volant non fixé, de l’absence de plancher ou encore de l’impossibilité d’enclencher une vitesse. Dans ce cas, « l’automobiliste sera alors autorisé à circuler jusqu’à la fin de la journée minuit et sera dans l’obligation de remettre le véhicule en l’état. Il bénéficiera d’un délai de deux mois pour faire constater par un centre de contrôle technique la réalisation effective des opérations », explique l’UFC Que Chosir.

Résultat, de très nombreux automobilistes, paniqués, se ruent dans les centres de contrôle avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) a ainsi constaté une hausse de la fréquentation de 10 % en janvier, de 19 % en mars et même de 61 % en avril. « La semaine dernière, je suis passé à 7h15 devant un centre qui ouvrait à 8h30 et une dizaine d’automobilistes patientaient déjà », illustre Bernard Bourrier, président du métier contrôle technique au CNPA.

Une hausse des prix de 15 à 20 %

Il faut dire que le contrôle technique, obligatoire tous les deux ans pour les véhicules de plus de quatre ans, sera mathématiquement plus long. Aujourd’hui, la durée moyenne est de 40 minutes, selon le ministère en charge des Transports. « Là, ça va durer 5 à 10 minutes de plus », avance Bernard Bourrier, qui est aussi président du réseau de contrôle technique Autovision.

« Les contrôleurs ne se contenteront plus de constater simplement les défauts mais devront aussi évaluer la dangerosité d’une défaillance en estimant sa probabilité d’apparition ou son évolution dans le temps et sa gravité », souligne l’UFC Que Choisir. Par ailleurs, le niveau de formation des contrôleurs va augmenter. Pour entrer dans la profession, les candidats devront avoir non plus un CAP ou un BEP mais un Bac pro en mécanique automobile.

Dans ce contexte, la hausse des prix, aujourd’hui de 65 euros en moyenne, selon le ministère des Transports, semble inévitable. Le CNPA ne veut pas spéculer « sur les tarifs, qui sont fixés librement, bien qu’il s’agisse d’une profession réglementée ». Et de son côté, le ministère refuse de s’avancer. Mais selon plusieurs spécialistes, il ne faut pas se leurrer, la facture va être (beaucoup) plus salée. Le réseau Dekra Automotive table ainsi sur une augmentation de 15 à 20 % tout comme l’association 40 millions d’automobilistes.

Plus de contre-visites

Résultat, le prix moyen pourrait flirter avec les 80 euros en moyenne, sans compter les réparations éventuelles à effectuer. Une perspective qui fait enrager Pierre-Olivier Cavey, directeur des études de la Ligue de défense des conducteurs : « L’automobiliste est pris pour une vache à lait. C’est un jackpot pour les centres de contrôle technique et l’Etat qui récupère la TVA ». Ce dernier anticipe d’ailleurs une forte augmentation du nombre de contre-visites.

« Le contrôle technique va être plus fin, plus sévère », explique un spécialiste pour qui environ 35 % des véhicules contrôlés devraient se voir prescrire une contre-visite contre 17,6 % en 2016. « Aujourd’hui la contre-visite est en général gratuite, mais elle va devenir payante car elle va mobiliser davantage de temps », explique-t-on chez Norauto. « Le tarif devrait être de 20 à 30 euros selon les centres et la nature de la contre-visite », calcule Dekra Automotive. Malgré tout, les   [...]

 

 

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✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr