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VIDEO. Détenus radicalisés sortants de prison: «Un risque majeur» pour François Molins

Photographie d'illustration

Photo : (THOMAS SAMSON / AFP)


RADICALISATION Selon le procureur de Paris, une vingtaine d’entre eux vont être libérés en 2018 et une vingtaine en 2019...

Les détenus radicalisés qui s’apprêtent à sortir de prison après avoir exécuté leur peine constituent « un risque majeur », a relevé lundi le procureur de Paris François Molins, appelant à une meilleure communication entre les services pour prévenir la récidive.

Selon le procureur, une vingtaine d’entre eux vont être libérés en 2018 et une vingtaine en 2019, a-t-il dit à BFMTV. « On court un risque majeur qui est celui de voir sortir de prison à l’issue de leur peine des gens qui ne seront pas du tout repentis, qui risque même d’être encore plus endurcis compte tenu de leur séjour en prison », a-t-il relevé.

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« Le milieu pénitencier fait un peu office d’incubateur »

« Il faudra qu’on se parle beaucoup plus pour s’assurer qu’ils sont surveillés comme il faut, donc cela nécessite un travail de fond (entre) l’administration pénitentiaire, les services de renseignement, les préfectures, les acteurs judiciaires et le parquet », a ajouté le procureur, qui va quitter ses fonctions en novembre après avoir passé sept ans à la tête du parquet antiterroriste.

Actuellement, plus de 1.200 personnes écrouées pour des faits de droit commun sont radicalisées tandis que plus de 500 sont en prison pour terrorisme. « Le milieu pénitencier fait un peu office d’incubateur dans la mesure où il y a une interaction » entre ces deux types de détenus, a relevé le magistrat.

Durcissement de la politique pénale depuis 2016

François Molins a aussi mis en avant le durcissement de la politique pénale. Depuis 2016, sont qualifiées de crimes, donc passibles de vingt ou trente ans de prison, des infractions liées au terrorisme considérées jusqu’ici comme des délits, passibles de dix ans.

Désormais, tous ceux qui ont rejoint Daesh « se rendent coupables d’une association de malfaiteurs terroristes criminels qui les rendent passibles de la cour d’assises », a rappelé le procureur.

Interrogé sur une interdiction du salafisme, préconisée notamment par   [...]



 

✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr