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Benalla: Deux motions de censure à l'Assemblée en épilogue d'une folle séquence

Photographie d'illustration


PARLEMENT Epilogue d'une folle séquence à l'Assemblée qui aura vu la majorité ébranlée par l'affaire Benalla et contrainte de reporter son projet de révision constitutionnelle, deux motions de censure du gouvernement seront défendues mardi par la droite et la gauche...

A l’avant-dernier jour de la session extraordinaire, LR d’un côté, les trois groupes de gauche (socialistes, communistes, Insoumis) de l’autre, porteront mardi une motion de censure pour mettre en cause la responsabilité du gouvernement dans l'affaire Benalla, du nom de cet ex-collaborateur du président de la République filmé en train de molester des manifestants. Une première sous le quinquennat Macron.

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Un mot d’ordre quasi identique face à une « crise institutionnelle » : contraindre le gouvernement à « s’expliquer » et dénoncer un « verrouillage » pour empêcher « la vérité » d’émerger. Pour ces deux motions simultanées, fait rarissime - il faut remonter à 1980 -, il y aura un seul débat, lors duquel Edouard Philippe répondra aux interpellations de Christian Jacob (LR) et André Chassaigne (PCF), mais bien deux votes.

« Alerter l’opinion publique »

Nul suspense sur l’issue des scrutins : ni LR avec 103 députés, ni la gauche avec 63 ne peuvent, même en votant tous les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement. Le RN de Marine Le Pen votera les deux motions.

« C’est la dernière fois que nous pouvons, avant les vacances, alerter l’opinion publique sur la gravité de ce qui se passe », a plaidé le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. « Je ne dis pas que la motion de censure doit être un point final. Faisons leur confiance dans l’art d’aggraver les choses », a lancé le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.

Socialistes, communistes et insoumis ont surmonté leurs divisions pour rassembler les 58 signatures nécessaires afin de ne pas laisser le monopole de l’opposition à LR. Le groupe de Christian Jacob décidera mardi s’il vote aussi leur motion, LFI votera également la motion de droite, éventualité sur laquelle le PS tranchera mardi.

« L’antidote à leur coma profond »

La majorité présidentielle voit dans ces motions « la preuve que les oppositions font de l’instrumentalisation politique », espérant y trouver « l’antidote à leur coma profond ». « Tenter de faire tomber un gouvernement et des réformes parce qu’un chargé de mission a dérapé ? », a tweeté le porte-parole de LREM Gabriel Attal. Après avoir dû encaisser depuis plus d’un an le « nouveau monde » macroniste, les oppositions se sont engouffrées dans la crise ouverte par l’affaire Benalla.

Profitant du flottement d’une   [...]

 

✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr