Le site Docjeanno® est gratuit grâce à l'affichage de publicités, seule source de revenus et financement du contenus libres pour les visiteurs, jusqu’à ce jour.
Merci de nous soutenir en désactivant votre logiciel «Antipub» ou en plaçant Docjeanno® en liste blanche. 😉Visage faisant un clin d'œil

La République exemplaire ? «Un univers problématique», selon l’ancien procureur de Paris (ENTRETIEN)

Photographie d'illustration


L'ancien procureur de Paris François Falletti commente pour RT France les affaires de la République exemplaire prônée par Emmanuel Macron. Selon lui, comme la présomption d'innocence prévaut, les arbitrages doivent se régler au niveau politique.

Démission des députés MoDem, soupçons de prise illégale d'intérêt pour Richard Ferrand, le nouveau président de l'Assemblée nationale, travaux non autorisés et non déclarés de Françoise Nyssen, affaire Benalla... Les affaires se succèdent et mettent à mal la promesse de République exemplaire faire par Emmanuel Macron avec sa «loi pour la confiance en la vie politique». Interrogé par RT France, l'ancien procureur général de Paris, Maître François Falletti, désormais avocat au barreau de Lyon, explique que si les responsabilités pénales de ces différentes personnalités politiques ne sont pas établies, les problèmes doivent se régler «au niveau politique».

➤➤  Ici, retouvez les petits prix shopping ...

RT France : Dans le cadre de la «République exemplaire» prônée par Emmanuel Macron, que vous évoquent les déclarations de Richard Ferrand, qui, en tant que quatrième personnage de l'Etat, déclare qu'il ne démissionnera pas s'il est mis en examen ?

Maître François Falletti : Une responsabilité pénale engage les personnes quand elles font l’objet d’une enquête ou d’une investigation, d’une information judiciaire. Et puis il y a une responsabilité politique. Une pratique existe depuis au moins 20 ans dans la Ve République : quand un ministre est mis en examen, il démissionne. Cette pratique a été observée avant même l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. Je dirais que c’est un problème qui doit se régler au niveau politique, il n’y a pas juridiquement d’obligation.

La démission, cette pratique qu’on a bien connue depuis plus de 20 ans, est justifiée car la mise en examen entraîne une inquiétude sur une éventuelle poursuite ou condamnation. Les personnes concernées l'ont fait dans leur intérêt personnel pour se consacrer à leur défense, en toute liberté et dans l’intérêt de la mission qui est la leur, qui est de ne pas prendre en otage l’institution qu’ils représentent.

RT France : Françoise Nyssen, pour sa part, est visée par une enquête sur des travaux non autorisés et non déclarés. Comment le concevoir à l'aune de la «probité des élus» revendiquée par la République exemplaire?

Maître François Falletti : Dans le cas particulier de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, je distingue deux points. Le premier est là   [...]

 

✎ Blogueur pro « Éditorialiste » Concepteur - Rédacteur web J.N.W. Le Guillou (Direction) | direction.jeannoel.leguillou@docjeanno.fr | Membre 20 Minutes.fr