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dimanche 10 mai 2020

Covid-19 : Volte-face sur les masques, « bêtise » des municipales… Récit de deux mois sous pression pour le gouvernement

On revient sur huit semaines de haute pression pour l’exécutif...

 Coronavirus : Volte-face sur les masques, « bêtise » des municipales… Récit de deux mois sous pression pour le gouvernement

Par : Laure Cometti et Thibaut Le Gal - 20minutes.fr

  1. Edouard Philippe a confirmé jeudi la levée du confinement dans tout le pays, prévue le 11 mai.
  2. L’exécutif espère sortir la tête de l’eau après deux mois d’une crise sanitaire historique, dont le bilan s’élève désormais à plus de 26.000 morts.
  3. Le gouvernement a été très critiqué, notamment sur le maintien du premier tour des municipales ou le manque de masques.

La date du 11 mai « est une nouvelle étape dans la lutte contre l’épidémie et une bonne nouvelle pour la France et les Français ». Le Premier ministre s’est réjoui, jeudi, de la levée progressive du confinement dans tout le pays. Par cette décision, l’exécutif espère sortir la tête de l’eau, après deux mois d’une crise sanitaire historique, dont le bilan s’élève désormais à plus 26.000 morts. Des municipales aux masques, le gouvernement a subi de nombreuses critiques sur sa gestion du coronavirus. Retour sur ces huit semaines sous pression.

Un retard à l’allumage ?

« Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle. » Le 12 mars, dans une première allocution au sujet de l’épidémie désormais bien présente dans l’Hexagone, Emmanuel Macron annonce une première série de mesures pour lutter contre le coronavirus. Une semaine plus tôt, pourtant, le chef de l’Etat profitait d’une soirée au théâtre pour inciter les Français à continuer de sortir, malgré les alertes venues notamment d’Italie.

« Le maître mot est l’humilité car on a été nombreux à ne pas voir tout de suite que la situation était grave. Mais à l’époque, la Chine ne déclarait que 3.000 décès, donc beaucoup au gouvernement se sont dits, ce n’est qu’un nouveau virus, mais est-ce vraiment si inquiétant ? », rappelle le député MoDem du Finistère Erwan Balanant. « Je me souviens toutefois que Premier ministre appelait à la vigilance dès février », défend l’élu de la majorité.

Le gouvernement tente alors de contenir le virus dans les foyers du Grand-Est, de l’Oise et du Morbihan, notamment. Mais le 14 mars, il déclare le « stade 3 » de l’épidémie, constatant que le Covid-19 se propage dans le pays. « La décision a été prise brutalement, parce qu’on s’est aperçu que la circulation du virus n’était pas maîtrisée. Le gouvernement pensait qu’on resterait en stade 2 pendant plus longtemps », se souvient François Patriat, patron des sénateurs LREM.

Le casse-tête des municipales

« Au début, le gouvernement a plutôt bien géré, avec la stratégie des clusters. Malheureusement, les municipales sont arrivées dans le calendrier… Les maintenir a été la plus grosse bêtise de faite », souffle Martine Wonner, députée du Bas-Rhin, exclue du groupe LREM le 6 mai.

L’exécutif annonce la fermeture des établissements scolaires (le 12 mars), et des bars et restaurants (le 14), mais maintient le premier tour des municipales le 15 mars après avis favorable du conseil scientifique. Le scrutin se solde par une abstention record et de nombreux soupçons de contamination, en dépit des précautions sanitaires.

« Le président était convaincu qu’il ne fallait pas maintenir le scrutin, mais l’opposition criait au coup d’Etat », rapporte François Patriat. Dans la foulée, opposition et majorité se renvoient la balle sur la pertinence d’avoir appelé près de 44 millions de Français aux urnes en pleine épidémie. « C’était une erreur, mais c’est facile de le dire aujourd’hui, au regard de ce qu’on a vécu. A l’époque, ça aurait fait scandale. Certains auraient hurlé au déni de démocratie », souffle Balanant. Dès le lendemain du premier tour, pourtant, le chef de l’Etat annonce le report du second, avec   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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