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dimanche 10 mai 2020

Terrible et révoltant témoignage d’une infirmière en Ehpad

« On me dit, oh, c’est une fin de vie en Ehpad. On vous le laisse. On n’y peut rien. »

Terrible et révoltant témoignage d’une infirmière en Ehpad

Par : J. Sobieski et D. Moulins - ripostelaique.com

Le résident mettra une semaine à mourir. « Nous, tout ce qu’on peut faire, c’est leur tenir la main, les oxygéner un peu. C’est tout. C’est une fin de vie atroce, ils meurent asphyxiés, étouffés. Les doigts, le torse, les jambes, bleus du manque d’oxygène. Recroquevillés de douleur en position fœtale. C’est comme ça qu’ils meurent. C’est ça le souvenir qu’on gardera d’eux. »

Et les mots jaillissent vite cette fois comme si, ça y est, la digue de ses maux était rompue. Que tout devait être dit. Même l’indicible. Car il y a aussi tous les autres. Ceux pour qui le Samu ne s’est pas déplacé. Ceux qui ont souffert avant de mourir. Léa m’explique que, devant cette situation aussi inhumaine qu’injustifiable, les autorités sanitaires ont mis en place il y a dix jours à peine, dans les Ehpad du Grand Est, un nouveau protocole (décret sur le Ritrovil). En option. Pas pour sauver non. Pour aider à mourir.

On leur met une perfusion, c’est une sédation profonde.

Ils mettent 2 heures à mourir, au lieu de 72. Pour nous c’est très dur de faire ça. Donner la main et regarder les gens partir, c’est pas notre rôle de soignant. On les aide à mourir et non plus à vivre.

Pas besoin de l’accord de la famille. C’est le médecin qui décide, c’est comme ça. Les familles seront averties plus tard. Trop tard.

Pour ceux qui meurent la nuit, il n’y a même pas de main à tenir, ni de paroles auxquelles se raccrocher. Pas d’adieux. « La nuit il n’y a que la femme de ménage et l’aide-soignante. Ils sont seuls. »

« Citoyens Macron, Philippe, Castaner, Buzyn, Salomon, Véran, et autres complices de crime contre votre patrie et contre l’humanité, vous allez bientôt répondre de ce témoignage-là, écho de mille autres.

Brut de chagrin, de colère, de pitié. Brut d’humain broyé par vous. Vrai.

Vous allez nous expliquer comment vous avez pu faire descendre la France aussi bas. On vous montrera les photos du « Revier » d’Auschwitz-Birkenau, l’infirmerie ! Certes, les chiffres ne sont pas les mêmes mais le chagrin, la souffrance, la solitude, l’angoisse, la terreur, la douleur physique, le désespoir, sont aujourd’hui très exactement les mêmes dans les mouroirs où nos vieux ont agonisé et sont morts.   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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