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samedi 16 mai 2020

VIDEO - Loi Avia, nouvelle censure : «qui va véritablement définir le caractère manifestement haineux du message»?

Mise en cause dans une enquête de Mediapart, la députée Laetitia Avia, a néanmoins vu son texte de loi «visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet» adopté en lecture définitive par l’Assemblée nationale. Un dispositif qui depuis plus d’un an cristallise les critiques des défenseurs de la liberté d’expression.

Loi Avia, nouvelle censure : «qui va véritablement définir le caractère manifestement haineux du message»?

Par : Mike Beuve - fr.sputniknews.com

Ce mercredi 13 mai, après un long marathon législatif, les députés ont adopté en lecture définitive la proposition de loi portée depuis plus d’un an par la députée Laetitia Avia (LREM) portant sur la lutte contre la «haine» en ligne. La veille du vote, une longue enquête publiée par Mediapart a fragilisé l’image de la députée. Cinq anciens collaborateurs de Laetitia Avia ont dénoncé des «humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste». L’élue a réfuté ces accusations et a annoncé porter plainte.



À la lumière de ces évènements, la députée LFI Danielle Obono souligne au micro de Sputnik que

«L’on peut juger que ce n’est peut-être pas la plus indiquée pour donner des leçons de comportements aux uns et aux autres et prétendre garantir, avec une loi qui porterait son nom, cette lutte contre les discriminations.»

Au-delà des polémiques, Danielle Obono dénonce «une loi d’affichage, qui est en plus dangereuse, qui relève de la censure, c’est une remise en cause de la liberté d’expression».

«Nous sommes résolument contre cette proposition de loi qui, non seulement passe à côté de l’essentiel, la lutte contre les discriminations de toutes sortes, mais va à l’encontre même des objectifs que cette loi prétend avoir, parce qu’en donnant le pouvoir aux plateformes de censurer des propos de manière préventive, cela fait d’autant plus reculer la place de la justice.»

Interrogé par Sputnik, l’avocat Thierry Vallat concède que la loi Avia contient une bonne idée, celle de créer un parquet numérique.

Des plateformes tentées de censurer préventivement

«On va avoir une branche spécialisée, car on manque cruellement de moyen pour lutter au niveau judiciaire contre ces dérives, mais de quels moyens va-t-elle disposer? Ça, bien évidemment, la loi ne le précise pas».

«On a cette dualité entre un texte qui est liberticide, mais qui s’est déguisé d’une belle parure tout à fait intéressante concernant la lutte contre la cyber-haine. Bien entendu, on est tous d’accord pour dire que cette lutte est nécessaire. En témoignent les contenus manifestement illicites qui défilent sans que l’on ait une modération suffisante pour contrer ceux-ci», explique Me Vallat.

Depuis de nombreuses années, les grandes plateformes sont régulièrement pointées du doigt au sujet de la modération des contenus haineux. Quatre associations de lutte contre les discriminations ont par exemple, lundi 11 mai, assigné Twitter devant le tribunal judiciaire de Paris. «Face à une augmentation de 43% des contenus haineux sur Twitter pendant la période du confinement, l’UEJF, SOS racisme et SOS homophobie agissent en référé contre Twitter pour non-respect de son obligation légale de modération», ont-elles expliqué dans un   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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