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mardi 14 juillet 2020

«Pauvre France...!» Assa Traoré inaugure une seconde fresque à Noisy-le-Sec en hommage… à elle-même!

Après une première fresque peinte à Stains représentant Adama Traoré et Georges Floyd, le comité à Traoré a inauguré hier, dimanche 12 juillet, une nouvelle peinture murale à Noisy-le-Sec, le long du canal de l’Ourq, à quelques mètres de la passerelle Romy Schneider.

«Pauvre France...!» Assa Traoré inaugure une seconde fresque à Noisy-le-Sec en hommage… à elle-même!

Par : Amaury Bucco | valeursactuelles.com

Le collectif de « street artistes » Black Lines, à l’origine de cette peinture, a dessiné sur un mur haut de plusieurs mètres le mot « Justice » avec par-dessus un portrait d’Assa Traoré, les yeux bandés, des larmes sur les joues, revêtue de son traditionnel t-shirt « Justice pour Adama ». A droite a été dessinée une représentation du tableau d’Eugène Delacroix « La liberté guidant le peuple », avec ces termes « plutôt vivre debout que vivre à genoux » (sans-doute une erreur, la célèbre citation étant : « plutôt mourir debout que vivre à genoux »).

Assa Traoré « nouvelle Marianne »

La finalisation de cette peinture murale a été filmée en direct par Youssef Brakni, membre du comité, et retransmise sur la page Facebook du groupe « Justice pour Adama ». Sa représentation d’Assa Traoré avec les yeux bandés, expliquent les « street artistes » à l’origine de ce graffiti géant, est une façon de dénoncer « le monde politique » et « la répression » qui tenterait de masquer la vérité. Quant aux larmes représentées sur le visage de la jeune femme, elles symboliseraient la douleur d’Assa Traoré qui, malgré tout, « continue le combat ». « Il faut qu’on se réapproprie nos héros » explique l’un des deux peintres, tandis que l’autre abonde : « Assa Traoré incarne cette nouvelle France », la « nouvelle Marianne », d’où l’allusion à Delacroix. Et d’ajouter -décidément fâché avec la célèbre citation : « L’idée c’est qu’il vaut mieux vivre debout que mourir à genoux ».

Interrogée par Youssef Brakni entre deux poses pour les photographes présents, Assa Traoré s’est dite heureuse de voir que des artistes s’emparent de ce sujet de société : « chacun peut s’approprier ce combat comme il le voit, comme il le ressent. C’est notre combat à tous. Si tu ne subis pas cette violence, le but est de ne pas jeter la pierre à celui qui l’a subi ». Elle ajoute, face à son portrait : « c’est un hommage d’être représenté artistiquement. L’art est un vecteur puissant. Chacun peut le regarder, l’interpréter ». Derrière la caméra, Youssef Brakni, qui fut aussi l’administrateur de la cagnotte en ligne, reprend la parole tout en montrant la peinture : « Ce dessin représente cette inversion, où c’est Assa qui se retrouve accusée de tous les maux alors que ce sont les gendarmes qui devraient être mis en examen ». Il invite les sympathisants du comité à venir nombreux contempler la fresque et leur donne rendez-vous le 18 juillet, à Beaumont-sur-Oise, pour une nouvelle manifestation en hommage à Adama Traoré.   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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