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vendredi 3 juillet 2020

Prise de la présidence tournante de l'UE par Allemagne : La réforme du droit d'asile en Europe, une priorité pour Berlin

L'Allemagne vient de prendre la présidence tournante de l'UE jusqu'à la fin de l'année. Si la crise sanitaire va dominer l'agenda, Berlin pourrait aussi tenter de s'attaquer à la réforme du droit d'asile

Prise de la présidence tournante de l'UE par Allemagne : La réforme du droit d'asile en Europe, une priorité pour Berlin

Par : DW via infomigrants.net

Jamais autant de personnes n'ont dû tout quitter pour vivre comme réfugié. Selon les estimations de l'ONU, le nombre de déplacés atteint près de 80 millions dans le monde, soit presque 1 % de la population mondiale.

L'Union européenne a clairement défini les règles et les directives à suivre pour la gestion des demandeurs d'asile. Selon les termes du règlement de Dublin, une personne doit faire sa demande d'asile dans le pays par lequel elle est entrée dans l'Union européenne et ce pays a la charge d'examiner cette demande.

Pour des raisons géographiques, il s'agit le plus souvent de l'Italie et de la Grèce.

Depuis la "crise des réfugiés" de 2015 et 2016, ce système vacille.

"Le système d'asile européen actuel ne fonctionne plus et ne peut pas être réparé par des petit ajustements. Nous avons urgemment besoin d'un réel nouveau départ", a récemment déclaré un porte-parole du ministre allemand de l'Intérieur.

Le dilemme des quotas

L'Allemagne veut une répartition plus juste et équitable des demandeurs d'asile entre les Etats membres de l'UE. La Commission européenne avait fait des propositions en 2016 mais c'était sans compter sur la résistance de plusieurs pays hostiles à l'accueil de migrants, en particulier des pays d'Europe de l'Est comme la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie ou encore la Slovaquie.

Désormais, Berlin semble sur le point de se lancer dans une nouvelle tentative pendant les six prochains mois que va durer sa présidence du Conseil de l'UE qui a débuté le 1er juillet.

"Nous appelons le gouvernement allemand à se servir de sa présidence du Conseil pour enfin aboutir à une responsabilité collective vis-à-vis des réfugiés dans l'UE", a lancé le chef du Conseil allemand de la migration et de l'intégration Memet Kilic.

La principale proposition de Berlin rejetée par les activistes

Le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer voudrait installer des camps d'accueil en dehors de l'Union européenne. Selon cette proposition, les dossiers des migrants y seraient examinés une première fois pour s'assurer que seules les personnes ayant de réelles chances de pouvoir obtenir l'asile soient envoyées en Europe.

Ceux dont les chances sont minimes seraient renvoyés dans leur pays d'origine. Cela réduirait, selon Horst Seehofer, le nombre de demandeurs d'asile se rendant en Europe. Ainsi, l'UE aurait un moins grand nombre de réfugiés à se répartir.

"Nous sommes préparés à protéger les personnes dans le besoin, a assuré le ministre la semaine dernière. Mais le système légal doit aussi permettre de faire en sorte que les personnes qui ne sont pas dans le besoin d'être protégés soient renvoyées dans leurs pays d'origine."

Selon l'expert en politique intérieure du parti conservateur CDU Patrick Sensburg, ce genre d'examens préliminaires serait nécessaire pour "éliminer l'attrait de la migration illégale."

Mais pour Wiebke Judith de l'ONG d'aide aux migrants Pro Asyl, ce système ne ferait que réduire à néant les chances d'un traitement équitable des demandes. D'après elle, la vérification des raisons qui ont poussé une personne à prendre la route vers l'Europe se doit d'être "complète et détaillée". Le temps de traitement des dossiers se traduirait par des camps gigantesques et de ...   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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