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mardi 15 septembre 2020

Essonne (91) : Aïssa Z., accusé de 34 viols et agressions sexuelles entre 1995 et 2000... Un cold case devant la justice

Aïssa Z., accusé de 18 viols et 16 agressions sexuelles dans la forêt de Sénart, dans l'Essonne, entre 1995 et 2000, comparaît à partir de mardi devant la cour d'assises d'Evry. Lui, nie fermement les faits

Essonne : Aïssa Z., accusé de 34 viols et agressions sexuelles entre 1995 et 2000... Un cold case devant la justice

Par : Caroline Politi | 20minutes.fr

  1. Aïssa Z., 45 ans, comparaît devant la cour d'assises de l'Essonne à partir de mardi, accusé de 18 viols et agressions sexuelles.
  2. Il a été interpellé 20 ans après les premiers faits grâce à la technique de l'ADN de parentèle.
  3. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

A chaque fois, le scénario était le même : un homme juché sur une mobylette les doublait alors qu’elles se promenaient ou faisaient leur jogging dans la forêt de Sénart, à la lisière de l’Essonne et de la Seine-et-Marne. Il feignait alors une panne puis rouait de coups ses victimes avant de les agresser sexuellement.

En 1995 et 2001, 49 femmes, la plus jeune avait à peine 16 ans, la plus âgée 72 ans, ont porté plainte pour des abus sexuels commis sur ces sentiers déserts. A partir de ce mardi et pour près de cinq semaines, Aïssa Z., 45 ans, est jugé à Evry, par la cour d’assises, pour 34 d’entre eux : 18 viols et tentatives ainsi que 16 agressions sexuelles. Les magistrats ont écarté les autres dossiers dans lesquels les descriptions ou le mode opératoire ne correspondaient pas.

Longtemps, le spectre du « violeur à la mobylette » a plané sur la région. Longtemps, les enquêteurs et juges d’instruction mobilisés sur ce dossier ont craint qu’il ne reste à jamais un « cold case ». De l’ADN a pourtant été retrouvé sur 14 scènes de crime mais celui-ci ne « matche » pas. Les heures de planques sont infructueuses et impossible de diffuser un portrait-robot, l’agresseur prenant soin de dissimuler son visage sous un casque. En 2005, après des années d’errance et d’impasses, un premier non-lieu est prononcé. Le dossier est finalement rouvert en 2009 : la science ayant progressé, les juges d’instruction ont l’espoir d’enfin parvenir à faire parler cet ADN. En vain, aucun nom ne ressort. Cinq ans plus tard, une nouvelle technique d’analyse est employée : l’ADN de parentèle. Cette fois, il ne s’agit pas d’identifier la personne à qui appartient ce profil génétique mais ses proches en comparant les ADN. Et un nom sort. Ou plutôt 29. Mais un seul est originaire de l’Essonne, un des frères d’Aïssa Z.

« C’est un dossier dans lequel il y a de nombreuses incohérences »

L’étau se resserre rapidement autour de ce père de famille qui habite désormais avec sa femme et leur nourrisson à Roubaix. A l’époque des faits, il vivait dans l’Essonne, se déplaçait en scooter, son emploi du temps concorde. Les enquêteurs l’interpellent en décembre 2015 et comparent son ADN : il concorde. Lors de son premier interrogatoire, le chauffeur de bus, quasiment inconnu de la justice, invoque des trous de mémoire liés à la prise de drogue dure sans contester pour autant les faits. « Je ne conteste pas les preuves et c’est honteux ce que j’ai fait. Ces dames je les ai salies et traumatisées (…) Je n’ai pas de souvenirs. »

Depuis, le mis en cause n’a eu de cesse de clamer son innocence. Aïssa Z. a déposé plusieurs plaintes contre X, notamment pour « abus de pouvoir », « falsification » ou « entrave à la recherche de la vérité par des personnes dépositaires de l’autorité publique ou judiciaire ». Il s’étonne notamment que seul son ADN apparaisse sur certaines analyses et non celles également des victimes. « C’est un dossier dans lequel il y a de nombreuses incohérences », insiste Me Gabriel Dumenil, qui assure sa défense au côté de Me Cloé Fonteix et Marc Bailly. Il met notamment en cause la fiabilité de plusieurs expertises, insistant sur le délai entre les prélèvements et la réalisation. « Depuis le début, c’est une enquête menée exclusivement à charge contre mon client », insiste-t-il. L’accusé risque vingt ans de réclusion criminelle …   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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