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vendredi 25 septembre 2020

“Il n'est plus un interlocuteur crédible...!” : Éric Dupond-Moretti secoué par la profession

Plusieurs manifestations ont réuni environ 1 000 magistrats ce jeudi devant plusieurs tribunaux. Ils fustigent l’attitude du Garde des Sceaux à leur égard et de possibles “conflits d’intérêts”.

“Il n'est plus un interlocuteur crédible...!” : Éric Dupond-Moretti secoué par la profession

Par : valeursactuelles.com

Quelques jours après la nomination d’une avocate, Nathalie Roret, à la tête de l’École nationale de la magistrature (ENM), la colère ne s’estompe pas dans la profession. Comme l’évoque Le Parisien, plusieurs magistrats se sont réunis devant de nombreux tribunaux dans l’Hexagone à l’instigation de leurs syndicats, notamment à Paris devant le Palais de justice. Un écœurement et une colère retranscrits par la présidente du syndicat de la magistrature, un des deux syndicats majoritaires. Pour Katia Dubreuil, Éric Dupond-Moretti « n'est plus un interlocuteur crédible ». Elle pointe du doigt un « problème démocratique majeur » et un ministre de la Justice que se retrouve en position de « conflits d’intérêts ».

Dans le viseur de Katia Dubreuil, la plainte déposée par le garde des Sceaux contre des magistrats du parquet national financier (PNF) parce qu'il était visé par une enquête sur des fadettes. Il avait alors qualifié ces méthodes de « barbouzeries ». La présidente du syndicat tance également le revirement d’Éric Dupond-Moretti, très attaché selon elle dans le passé à la « présomption d’innocence », et auteur désormais de « propos outranciers ». En témoigne le nom des trois magistrats dévoilés dernièrement, qui font l’objet d’une enquête administrative. « Il donne le sentiment de régler ses comptes », déplore-t-elle.

« Au service de son ami Thierry Herzog »

Partout en France, ce sont des slogans hostiles qui ont accompagné les manifestations, avec des propos parfois acerbes. « Notre premier devoir : l'indépendance ! », pouvait-on lire sur des pancartes. « Garde des Sceaux, garde des siens ? », sur d’autres ou encore : « Défendre des principes comme avocat, les bafouer comme ministre », indique Le Parisien. Car c’est bien l’indépendance de la justice qui est en jeu selon eux. Le magistrat de la cour d’appel de Paris et membre du syndicat USM, Jacques Raynaud, dénonce lui aussi des conflits d’intérêts. « Depuis son arrivée au ministère, début juillet, Éric Dupond-Moretti se met au service de son ami Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, et au service de l'ex-président de la République ». Tandis que d‘autres regrettent une « bataille contre sa propre administration… », ce sont entre 10 à 20 % de la profession qui a manifesté jeudi sans réclament pour l’instant, sa démission…   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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