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lundi 28 septembre 2020

« Pacte pour la migration » : l’Union européenne renonce aux quotas de migrants et promet plus de fermeté… Sans fermer la porte à l'immigration clandestine

Bruxelles a dévoilé le 23 septembre un « nouveau Pacte sur la migration et l’asile ». Les premiers éléments laissent entrevoir un durcissement de la politique d’accueil, mais le processus d’immigration massive n’est pas remis en cause. Et la Commission européenne veut protéger les ONG.

« Pacte pour la migration » : l’Union européenne renonce aux quotas de migrants et promet plus de fermeté… Sans fermer la porte à l'immigration clandestine

Par : Alexandre Bertolini | valeursactuelles.com

« L’Europe s’enfonce dans la honte », titrait Libération en Une le 23 septembre. Le journal de gauche n’a visiblement que peu goûté au « nouveau Pacte sur la migration et l’asile », présenté par la Commission européenne le jour même, décrit comme « juste et raisonnable » devant la presse par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Cette dernière le promettait depuis un an, pour trouver des solutions pérennes sur la migration. L’actualité lui a donné des raisons de le faire, après les incendies du camp de migrants de Moria le 9 septembre, en Grèce, sur l’île grecque de Lesbos, submergée par des migrants bloqués sur l’île. « Ce plan est pris sous le coup de l’émotion, comme d’habitude ça n’a rien de bon », juge sévèrement Thierry Mariani, eurodéputé du Rassemblement National. François-Xavier Bellamy, eurodéputé Les Républicains, est bien plus enthousiaste : « L'inspiration de ce pacte va plutôt dans le bon sens. »

 Il était nécessaire de réviser le règlement de Dublin.

Parmi les changements notables, l’abandon du « Règlement de Dublin », cette loi européenne qui stipule que chaque pays est responsable des migrants entrés sur son sol. Une mesure qui pèse lourd sur les États situés aux portes de l’Europe comme l’Italie et la Grèce. « Il était nécessaire de réviser le règlement de Dublin, qui était le symptôme de notre hypocrisie générale, douloureuse pour la Grèce et l’Italie », analyse François-Xavier Bellamy. Désormais le pays responsable de l'accueil pourra être celui où le migrant a des liens familiaux, où il a travaillé ou étudié, mais encore le pays lui ayant délivré un visa. Sinon, les pays de première arrivée resteront chargés de la demande. Ce qui fait dire à Vincenzo Sofo, eurodéputé italien du groupe Identité et démocratie, que « ça ne change rien » car « il n’y a pas d’obligations pour les autres pays à accueillir des migrants ». « On a une Commission européenne qui se donne l’image de faire quelque chose. Les critères de Dublin ne sont pas applicables depuis des mois », ajoute Thierry Mariani.  

Vers une amélioration des expulsions des déboutés du droit d’asile ?

Au-delà de la réforme du « Règlement de Dublin », l’Union propose une combinaison entre un contrôle accru des frontières extérieures de l’UE et un mécanisme accéléré d’examens des demandes d'asiles et de refoulement des déboutés, notamment ceux venant de pays ayant un taux de réponses positives aux demandes d’asiles inférieur à 20%. Un délai de 12 semaines est annoncé dans de tels cas, alors que les deux tiers des migrants n’ont pas droit à une protection internationale. Le début d’une politique ferme permettant des reconduites plus efficaces vers le pays d’origine ? Vincenzo Sopo est sceptique : « Ce sont des principes théoriques, j’attends de voir comment on va renvoyer les immigrés chez eux avec la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme), qui protège les migrants. »

« La vrai politique à faire, ce serait d'empêcher les départs, notamment d’Afrique du NordDes États de départs ne jouent pas le jeu mais bénéficient d’aides européennes. Il faut développer une aide conditionnée », selon Arnaud Danjean, eurodéputé LR. Pour parvenir à augmenter les retours vers les pays d’origine, seulement un tiers des migrants déboutés quittent effectivement l’Europe aujourd'hui, l’UE a promis « d’intensifier les négociations avec les Etats d’origine », par la voix de la commissaire européenne, Ylva Johansson.

Les ONG font toujours semblant de s’offusquer et crient à l’Europe forteresse. Elles font du théâtre pour en avoir toujours plus.

Des ONG et de nombreuses voix à gauche y voient la victoire des anti migrants. L’association Oxfam accuse, dans un communiqué, la Commission européenne de « s’incliner devant les gouvernements anti-immigration ». Une posture militante selon Florian Philippot, président des Patriotes : « Les ONG font toujours semblant de s’offusquer et crient à l’Europe forteresse. Elles font du théâtre pour en avoir toujours plus. » « Ce qui déplaît à ces ONG, c’est l’insistance sur la protection des frontières et le renvoie des déboutés du droit d’asile, mais aussi le fait que la Commission ne veuille plus imposer des quotas obligatoires de migrants », ajoute Arnaud Danjean. 

Plus de quotas en cas de crise migratoire mais un « mécanisme de solidarité obligatoire »

Un système spécifique a été mis en place. Si un pays est soumis à une “pression” migratoire et s’estime incapable d’assumer la prise en charge des migrants, il peut alors demander l’activation d’un “mécanisme de solidarité obligatoire”. Ce dernier prévoit de mettre à contribution les 27 pays de l’UE en fonction de leur richesse et de leur population, pour répartir les migrants. Florian Philippot y voit la suite des annonces d’Ursula Van der Leyen datant du 16 septembre dans son discours sur l'état de l’Union : « Elle avait annoncé que l’ensemble des États devait prendre sa part et intensifier les efforts pour gérer les migrants. »

Mais plutôt que d’exiger vainement des pays réticents, comme ceux d’Europe centrale, l’accueil d’étrangers dont ils ne veulent pas, le mécanisme de solidarité obligatoire donne le choix d’une contribution financière à ces pays, pour éviter de recevoir des migrants. Ils devront financer le renvoi dans leur…   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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