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dimanche 6 septembre 2020

Politique & société : La République, ennemie de la France ?

Face aux crises multiples que traverse la France, la République dévoyée, délestée de ses attributs d’ordre, de mérite et promoteur de la nation, est peut-être en train de devenir son meilleur ennemi, s’interroge le chroniqueur de valeurs actuelles, Grégory Roose.

Actu-politique : La République, ennemie de la France ?

Par : Grégory Roose | valeursactuelles.com

Macron a décidé de célébrer les 150 ans de la République, en réalité de sa renaissance, pour la glorifier et la mythifier plutôt que d’en reconnaître les limites et les travers pour la rendre plus compatible avec les enjeux de la société française du XXI siècle. Ode au multiculturalisme et à l’assimilation, dont il ne reste pourtant que des reliques, le président Macron s’est tout de même fendu d’une sévère critique des séparatismes religieux en prenant soin toutefois de ne pas nommer l’islam. Pour conclure cet hommage appuyé à la République, trop souvent confondue avec la France, Emmanuel Macron a lâché un laconique « Vive la République, Vive la France ! » depuis son compte Twitter. Cette expression prononcée par tous nos dirigeants a fait florès, mais semble aujourd’hui poser question au point de sembler antinomique pour un nombre croissant de Français. D’ailleurs, le mot république, jadis synonyme d’ordre, de paix, d’égalité et de justice, est aujourd’hui symbole d’un égalitarisme qui nourrit et encourage les communautarismes, et donc les séparatismes, sert de substitut sémantique au pouvoir qui rechigne à parler de France quand il s’agit de la défendre et de faire-valoir aux adversaires de la France qui se servent de son enfant maudit, les droits de l’homme, pour faire avancer leurs causes liberticides et séparatistes.

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La république est l’enfant terrible de l’idéal démocratique, née dans un bain de sang, ressuscitée par la force et construite sur une utopie : la déclaration universelle des droits de l’homme

Qu’est-ce que la république aujourd’hui dans la bouche de nos dirigeants contemporains si ce n’est un objet conceptuel dont on viole les principes fondateurs, bien que discutables, d’égalité, de fraternité et de liberté pour lui prêter des vertus anachroniques qui servent à faire progresser, au nom de ses fameuses  « valeurs » dont personne ne sait ce qu’elles recouvrent, le multiculturalisme, l’islamisation, la submersion migratoire et la concentration des pouvoirs dans les mains de l’exécutif, des lobbies, des médias et du judiciaire ? A quoi servent nos députés, pères fondateurs et garants de son fonctionnement aujourd’hui ? Ce corps législatif n’est plus que l’ombre de lui-même, tiraillé entre la généreuse convoitise des lobbies et un mode de scrutin non-représentatif (car non-proportionnel) qui relègue la majorité au rang de presse-bouton face à une opposition avide de coups médiatiques qui donnent l’illusion d’un contre-pouvoir. La république est l’enfant terrible de l’idéal démocratique, née dans un bain de sang, ressuscitée par la force et construite sur une utopie : la déclaration universelle des droits de l’homme. Le conservateur britannique Edmund Burke ne s’y trompait pas lorsqu’il écrivait, dans ses Réflexions sur la Révolution de France publiées en 1790, la nature abstraite de cet acte fondateur de la Révolution française qui conduirait à la tyrannie et au désastre. Ces droits « naturels » autoproclamés pour un « homme » abstrait et universel qui n’existe pas démontrent qu’ils sont le fruit d’une utopie faisant l’impasse sur les différences fondamentales entre les hommes : leur appartenance à un peuple, leur condition sociale, leur convictions religieuse et politique. L’universalisme et l’égalitarisme des droits de l’homme sont par ailleurs des arguments utilisés de nos jours par les adversaires de la France qui les avancent pour exiger la régularisation des immigrés fraîchement débarqués sur notre sol, la légitimé des communautarismes, qui sont parfois des agrégats d’individualismes portés au rang d’intérêt général, au nom de l’égalité.

Le concept de république est pollué, vidé de son sens, rongé par ses propres contradictions

La France ne saurait être réduite à sa république qui n’est qu’un mode d’organisation politique néanmoins porté en idéal par nos dirigeants en agitant ses « valeurs », dont on ne sait pas très bien ce qu’elles recouvrent. La république a des fondements, des principes, certes. Mais lui attribuer des « valeurs », propre de l’homme et des groupes humains, relève de la glorification, de l’exaltation et donc du fétichisme, ennemi de la Raison sur laquelle la république a pourtant bâti son premier culte. A l’heure où les indigénistes exigent, sous l’œil bienveillant des médias, l’abolition du « privilège » blanc, l’égalité à tous les étages et la disparition de la nation au nom de l’universalisme, le concept de république est pollué, vidé de son sens, rongé par ses propres contradictions.La France traverse une crise aux multiples facettes, et les principes fondateurs de la république mériteraient d’être ravivés pour y répondre, au moins partiellement. Il ne s’agit pas de réformer en profondeur, mais d’appliquer et de renforcer certains de ses principes qui garantissent une véritable représentativité du peuple à l’Assemblée nationale, le droit inaliénable à la critique et à la caricature, la primauté du mérite sur la discrimination positive, de l’assimilation sur le communautarisme et la submersion migratoire, de la justice sur le militantisme, de l’ordre sur la chienlit …   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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