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jeudi 3 septembre 2020

“Topless” vs. burkini : la tartufferie féministe de la libération de la femme

A la suite de la polémique sur la présence de femmes aux seins nus sur une plage de la Côte d'Azur, des militantes féministes sont montées au créneau. L'occasion de rappeler l'hypocrisie de leur combat.

“Topless” vs. burkini : la tartufferie féministe de la libération de la femme

Par : Jules Torres | valeursactuelles.com

Il n’en fallait pas moins pour lancer une nouvelle polémique au beau milieu de l'été. Jeudi 20 août, à Sainte-Marie-la-Mer, dans les Pyrénées-Orientales, une femme d'une soixantaine d'années bronze seins nus sur la plage. Soudain, deux gendarmes viennent à sa rencontre pour lui demander de se rhabiller. Ils ont été alertés par une famille dont les enfants avaient été choqués de voir la dame ainsi dévêtue. Une dénonciation et un contrôle qui ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que rien n’interdit en principe dans la loi de profiter du soleil ou de la baignade les seins nus sur une plage. Si certaines zones sont réglementées par voie d’arrêtés municipaux, qui peuvent proscrire l’usage du monokini ou encore du string, comme à Paris-Plage, ce n'est pas le cas à Sainte-Marie-la-Mer. En réponse aux critiques, la gendarmerie des Pyrénées-Orientales a donc reconnu une maladresse : « Aucun arrêté municipal n'interdit cette pratique à Sainte-Marie-la-Mer », a-t-elle admis sur Facebook, et les gendarmes étaient d'abord « guidés par un souci d'apaisement ».

Scandalisés, de nombreux élus du littoral ont dénoncé une mesure liberticide. David Lisnard, maire LR de Cannes, a raillé « la pudibonderie régressive ». En 2016, après l'attentat de Nice, l'édile de la Côte d'Azur avait pris, au contraire, un arrêté interdisant le port « d'une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'actes terroristes », à savoir le tristement célèbre burkini.  Aujourd’hui, à peine 19% des femmes de moins de 50 ans se mettent seins nus à la plage, soit deux fois moins qu’il y a 35 ans (43% pratiquaient le « topless »), selon un sondage de l'Ifop datant de juillet 2019.

Divergence entre le peuple et les féministes

Les meneuses du collectif Nous Toutes, Caroline de Haas et Fatima Benomar, ont aussi fermement défendu le « topless » au nom de la libération de la femme. Ce qui n'empêche pas ces mêmes militantes féministes radicales de soutenir bruyamment ou à défaut par un silence complice le port du burkini, pourtant considéré par beaucoup comme un symbole de soumission des musulmanes. « Le burkini est l'uniforme de l'islamisme politique qui veut effacer les femmes et diabolise leur corps »,  avait fustigé Lydia Guirous il y a quelques années. L’ancienne porte-parole des Républicains estimait alors que la comparaison entre le “topless” et le burkini était « ridicule et hasardeuse ».

Les études d'opinion, menées sur le sujet, sont particulièrement instructives et soulignent le fossé qui sépare le camp islamo-gauchiste et l'écrasante majorité des Français, dont 73% sont favorables à une loi interdisant le burkini dans une piscine, contre 25% des musulmans. On aurait d'ailleurs pu croire que les catholiques pratiquantes seraient également dérangées par la pratique des seins nus, pourtant, seulement 21% d'entre-elles le sont. Contre 60% pour des femmes musulmanes. Le sondage de l'Ifop va même plus loin : 54% des musulmans sont favorables à une loi interdisant le « topless », contre seulement 23% des Français. Quand l'hypocrisie féministe est rattrapée par le réel. 

Le burkini est indécent. C'est un outil militant pour les barbares islamistes !

Lors des polémiques autour du burkini, de nombreux maires du Sud avaient décidé de prendre des arrêtés pour s’y opposer. Tous ont été retoqués par le Conseil d’Etat, comme à Villeneuve-Loubet. La plus haute juridiction administrative du pays a précisé que « l’arrêté litigieux a (…) porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». Mais pour la plupart des observateurs, c’est bien le burkini qui va à l’encontre des libertés fondamentales. « Le burkini est indécent. C'est un outil militant pour les barbares islamistes ! », a résumé la journaliste Zineb El-Rhazoui.  

En juillet, déjà, une polémique éclatait autour du « no-bra », une mode consistant à ne plus porter de soutien-gorge. Dans un sondage Ifop de juillet 2020, 42% des musulmans estimaient alors que des tétons apparents sous un haut étaient « peut-être une circonstance atténuante en cas d’agression sexuelle ». Contre 20% des Français. De plus, 60% des musulmans se disaient dérangés à l’idée de voir une femme qui ne porte pas de soutien-gorge à la plage. Contre 32% chez les Français. « Sur le plan des mœurs, aujourd’hui, il y a bien plus grave que d’aller réprimer des femmes qui ont les seins nus, remarque Jean Leonetti, maire LR d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes. Ce pays a décidément du mal à gérer et la liberté et l’autorité. » À l’heure de la libération de la femme, elles se dénudent de moins en moins pour se couvrir de plus en plus. Et les féministes regardent ailleurs …   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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