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mardi 15 septembre 2020

VIDÉO - Coronavirus : «Contrairement à ce que l’on entend, le virus ne circule pas», selon l’épidémiologiste Laurent Toubiana

Alors que les mesures se multiplient à travers la France pour lutter contre la propagation du Covid-19, Laurent Toubiana, chercheur épidémiologique à l’INSERM et directeur de l’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (IRSAN), appelle à cesser la communication «anxiogène» face à un «virus qui ne circule pas». Entretien.

Coronavirus : «Contrairement à ce que l’on entend, le virus ne circule pas», selon l’épidémiologiste Laurent Toubiana

Par : Fabien Buzzanca | fr.sputniknews.com

Plus de 6.000 nouveaux cas et 34 décès ces dernières 24 heures. En ce 15 septembre, le rituel des bilans chiffrés sur le Covid-19 bat à nouveau son plein.

Depuis plusieurs semaines, les autorités mettent en garde les Français face à «une reprise» de l’épidémie. Port du masque obligatoire en entreprise ainsi qu’à l’école et dans de nombreuses villes, abaissement du nombre de personnes dans les rassemblements publics ou encore bars et restaurants obligés de tirer le rideau avant l’heure, les mesures prises aux niveaux national et local se multiplient.

«Siffler la fin de la récréation» ou «changer de cap»?

Le 9 septembre, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, annonçait que le gouvernement allait «être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles», «dans les huit à dix jours maximum». C’est peu dire que Jean Castex était attendu au tournant au moment de se présenter devant les caméras le 11 septembre, à l’issue d’un Conseil de Défense spécial Covid-19. Le Premier ministre n’a cependant fait aucune annonce fracassante, laissant aux autorités locales le soin de prendre les mesures adéquates.

Cela a notamment été le cas pour Fabienne Buccio, préfet de Gironde, et son homologue des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand, qui ont annoncé le 14 septembre une série d’annonces quasi similaires, restrictives, mais sans commune mesure avec ce qui a pu être observé au printemps lors du confinement général. Le 13 septembre, des médecins et professeurs –dont le généticien Axel Kahn– ont appelé à «siffler la fin de la récréation» en demandant aux Français d’«éviter les rassemblements privés». «Nous sommes à une nouvelle étape de l’épidémie: celle de sa diffusion […]. Il reste probablement peu de temps pour agir collectivement», ont averti six médecins et professeurs dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche.

Son de cloche totalement différent du côté de Laurent Toubiana, chercheur épidémiologique à l’INSERM et directeur de l’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (IRSAN). Avec 34 de ses collègues scientifiques, universitaires et professionnels de santé, il a co-signé une autre tribune, parue le 10 septembre dans Le Parisien.

Ils critiquent la politique et la communication gouvernementales à propos de l’épidémie: «Nous, scientifiques et universitaires de toutes disciplines, et professionnels de santé, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d’expression, disons que nous ne voulons plus être gouvernés par et dans la peur. La société française est actuellement en tension, beaucoup de citoyens s’affolent ou au contraire se moquent des consignes, et nombre de décideurs paniquent.»

Laurent Toubiana explique au micro de Sputnik France pourquoi «il est urgent de changer de cap»:

Sputnik France: Comment expliquez-vous le décalage entre un Conseil scientifique qui laissait entendre que le gouvernement allait prendre des mesures «difficiles» et le peu d’annonces fait par Jean Castex?

Laurent Toubiana: «Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis un scientifique et que je me situe dans mon domaine de compétence quand je prends la parole. Mon but est d’objectiver les informations diffusées pour les ramener à une sorte de rationalité.

Monsieur Delfraissy parle au nom du Conseil scientifique. Je m’aperçois, et c’est assez déroutant, que le gouvernement l’a désavoué avec les annonces faites le 11 septembre. Cela acte le fait que le Conseil scientifique est en quelque sorte mis sur la touche par le gouvernement. Ce dernier reprend la main et revient à une certaine forme de rationalité. C’est une très bonne …   LIRE L'ARTICLE COMPLET

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