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lundi 5 octobre 2020

Insécurité : “Le rétablissement de la peine de mort est indispensable à la restauration d'une justice digne de ce nom...!”

Fondée sans le dire sur l'idée d'irresponsabilité, l'abolition de la peine de mort a enlevé à la justice pénale sa clé de voûte, et du même coup délégitimé toutes les autres peines.

Insécurité : “Le rétablissement de la peine de mort est indispensable à la restauration d'une justice digne de ce nom...!”

Par : Jean-Louis Harouel | valeursactuelles.com

Si une bonne majorité de la population française est favorable à un rétablissement de la peine de mort, c'est qu'elle a fait le lien entre son abolition et un laxisme judiciaire qui fabrique de l'insécurité. Alors même qu'avant sa suppression en 1981 son rôle était devenu largement symbolique, la peine de mort était la clé de voûte de la justice pénale. Sa présence et son emploi, si limité fût-il, donnaient au citoyen confiance dans la justice de son pays, qui restait fondée sur l'idée de responsabilité. Placée au sommet de la hiérarchie des peines, la peine de mort légitimait du même coup les autres peines, qui paraissaient douces par comparaison.

L'humanitarisme pénal : fossoyeur de l'autorité de l'Etat

Fondée sans le dire sur l'idée d'irresponsabilité, l'abolition de la peine de mort a enlevé à la justice pénale sa clé de voûte, et du même coup délégitimé toutes les autres peines. Il en est résulté une dislocation du système des peines, avec en premier lieu la suppression de fait de l'emprisonnement perpétuel. De Victor Hugo à Robert Badinter, les idéologues de l'abolitionnisme avaient promis une perpétuité réelle. Or, il n'en a rien été.

Devenue la peine suprême, la réclusion à perpétuité est apparue à son tour inadmissible pour l'humanitarisme pénal, qui a obtenu dans la pratique son abolition. En France, la durée d'enfermement réel des condamnés à perpétuité est en moyenne de l'ordre de vingt ans. D'où la possible libération, au nom du principe d'humanité, d'assassins atroces ayant fait preuve de la plus totale inhumanité, alors qu'ils constituent toujours un péril mortel pour la vie des autres. Et le phénomène du raccourcissement des peines prononcées s'est reproduit à tous les niveaux.

L'idéologie anti-pénale fait passer la vie des criminels avant celles des innocents.

Entre remises de peine et libérations anticipées, la justice semble avoir pour obsession de remettre en liberté les criminels. Libéré sept ans plus tôt que prévu, un multirécidiviste condamné pour treize viols et tentatives de viols à dix-huit ans de prison vient d'assassiner à Nantes une jeune fille de 15 ans. Par ricochets successifs amenuisant la sanction pénale à tous les niveaux, l'abolition de la peine de mort a créé une impunité toujours plus grande des criminels et des délinquants. Cela pervertit la justice qui en arrive à produire ce qu'elle a pour mission de combattre : la barbarie.

Il y a une véritable barbarie produite par l'humanitarisme pénal. Celui-ci conduit la société à trahir sa mission fondamentale qui est - comme on ne le rappellera jamais assez à la suite de Locke - de donner la priorité à la sécurité de l'innocent. Au lieu de quoi, l'idéologie anti-pénale qui a inspiré la suppression de la peine de mort et qui produit aujourd'hui le laxisme judiciaire fait passer la vie des criminels avant la vie des innocents. Le rétablissement de la peine de mort est indispensable à la restauration d'une justice digne de ce nom, garante de la sécurité, en réaffirmant à son plus haut niveau le devoir de la société de punir les criminels.

* Jean-Louis Harouel est professeur émérite de l'université Panthéon-Assas Paris-II, notamment auteur de “Libres Réflexions sur la peine de mort” (Desclée de Brouwer). …   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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