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vendredi 9 octobre 2020

L'école de commerce EM Lyon ouvre ses portes à l'idéologie féministe et décoloniale

Valeurs actuelles s'est glissé sur les bancs de l'EM Lyon pour assister à une très idéologique formation consacrée au “management de la diversité”, financée par l'école. Reportage sidérant.

L'école de commerce EM Lyon ouvre ses portes à l'idéologie féministe et décoloniale

Par : Amaury Bucco | valeursactuelles.com

Sur le papier, la conférence sur le « Management de la diversité » proposée par l’EM Lyon, le jeudi 12 mars dernier, quatre jours après la fête des femmes, avait tout d’une banale formation professionnelle. Pourtant, derrière la vitrine anodine et lisse du management, c’est un autre discours qui attend la douzaine d’élèves qui se sont portés volontaires pour assister à cette formation dans le grand « amphi n°1 » de l’école, aux trois quarts vide. L’intervenante est une certaine Priscillia Andrieu, présidente-fondatrice de l’association Sciences-Po au Féminin. Vêtue d’un élégant tailleur bleu électrique, elle se dit « experte des politiques diversité et inclusion » via sa structure professionnelle FOR/GE. Priscilla Andrieu est chargée d’expliquer à la future élite économique « pourquoi et comment construire un environnement professionnel gender-balanced », mais aussi « comment promouvoir activement l’égalité des genres en entreprises ». Pour cette prestation d’une journée, l’EM Lyon la rémunère environ 1 000 euros. Une broutille, compte tenu des frais de scolarités réclamés aux étudiants, de 14 000 euros par an en moyenne.

Mais d’emblée, Priscilla Andrieu rectifie : la formation qui est enseignée ce jour-là par ses soins ne devrait pas s’appeler « Management de la diversité », mais plutôt « management des diversités » (elle insiste sur le « des ») afin qu’aucune diversité n’en soit exclue. En toute inclusivité donc, la conférencière entame son discours dans la novlangue politico-médiatique en vogue, tachant de s’adresser « à toutes et à tous », « aux unes et aux autres », à « ils et elles » tout en évoquant les « leadeuses et leaders » du monde économique. Le mot « racisé » fait lui aussi rapidement son apparition. Le décor sémantique est planté, mais le voyage idéologique ne fait que commencer. Les premières « slides » défilent au tableau. Objectif de cette formation ? « Appréhender les pluralités des identités pour consolider son activité et attirer des talents », peut-on lire, tandis que la conférencière explique sur un ton académique que « toutes les théories nouvelles qui débarquent aujourd’hui en France ont été écrites aux Etats-Unis dans les années 70 ». Il revient désormais aux Français arriérés, comprend-on rapidement, de s’approprier les courants de pensée féministes et décoloniaux, ou encore d’adopter la théorie du genre.

Apologie de l'écriture inclusive

Pour justifier l’utilité d’une telle formation en école de commerce, Priscilla Andrieu pose rapidement le curseur idéologique : la société étant fondamentalement sexiste, « il est donc impossible qu’une entreprise ne soit pas elle-même sexiste, puisqu’elle fait partie de cette société ». « Une entreprise ou une école sans sexisme, ça n’existe pas », ajoute-t-elle. Preuve du sexisme de la société ? La taille des smartphones, qui ne permettrait pas aux petites mains des femmes de balader leur pouce sur les écrans tactiles comme peuvent le faire les hommes, mais aussi la disposition des airbags dans les voitures, qui seraient réglés pour les personnes de grandes tailles, donc pour les hommes. Mais il y a pire encore, dans le domaine de l’invisibilisation des femmes : la langue française. S’ensuit une brève histoire du langage, où l’on apprend que Racine et Ronsard écrivaient en langue « inclusive » jusqu’à ce qu’un affreux grammairien misogyne, « qui détestait les femmes », décrète que le masculin l’emporte sur le féminin. Pour remédier à cette injustice, la conférencière recommande donc un simple retour à l’écriture « inclusive », dont la très partiale définition s’affiche au tableau : « Ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d'assurer…   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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