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vendredi 23 octobre 2020

Union civile pour les homosexuels : quand le pape François tente d’imposer les opinions personnelles de Jorge Mario Bergoglio

La mission du pape n’est pas de défendre ses idées, mais de faire entendre la Parole de Dieu. François semble de plus en plus souvent l’oublier.

Union civile pour les homosexuels : quand le pape François tente d’imposer les opinions personnelles de Jorge Mario Bergoglio

Par : Laurent Dandrieu | valeursactuelles.com

Lors de sa messe d’intronisation, le 24 avril 2005, le pape Benoît XVI avait déclaré : « En ce moment, je n’ai pas besoin de présenter un programme de gouvernement. […] Mon véritable programme de gouvernement est de ne pas faire ma volonté, de ne pas poursuivre mes idées, mais, avec toute l’Église, de me mettre à l’écoute de la parole et de la volonté du Seigneur, et de me laisser guider par lui, de manière que ce soit lui-même qui guide l’Église en cette heure de notre histoire. » Et, quoi que l’on pense de son pontificat et de son bilan, il s’était constamment tenu à cette feuille de route.

Au fil d'interviews souvent improvisées, le pape n'a cessé de nous abreuver de ses opinions personnelles

Lors de sa première homélie dans la chapelle Sixtine, le 14 mars 2013, le pape François mettait en garde l’Église catholique contre le risque de ne plus confesser Jésus-Christ et d’ainsi devenir une ONG humanitaire parmi d’autres. Au fur à mesure qu’il avance dans son pontificat, il semble faire de plus en plus le contraire de ce qu’il prêchait ce jour-là. On ne compte plus, depuis qu’il été élu au trône de Pierre, les phrases de François qui commencent par « Personnellement, je pense que… », ou se concluent par « Voilà ce que je pense ». Au fil d’interviews souvent improvisées, le pape n’a cessé de nous abreuver de ses opinions personnelles sur l’islam, la morale familiale, l’immigration, les rapports entre les religions ou l’inutilité des frontières, jusqu’aux déclarations récemment relayées par un documentaire en faveur de la reconnaissance légale des unions civiles homosexuelles.

Plus graves, ces opinions personnelles ont de plus en plus tendance à se glisser dans des documents officiels : ainsi lorsqu’il est allé le 5 février 2019, en qualité de chef de l’Église catholique, signer à Abu Dhabi avec le grand imam Al-Tayyeb une déclaration où il était énoncé que la diversité des religions était « une sage volonté divine », ce qui a fait sauter au plafond plus d’un théologien. Et dans sa récente encyclique Fratelli tutti, le pape prend des positions inédites par rapport au magistère traditionnel, comme lorsqu’il déclare obsolète la notion de “guerre juste”, ou qui témoignent au minimum d’une singulière inflexion de la doctrine, comme lorsqu’il semble subordonner le droit à la propriété privée à une sorte de droit de réquisition exercé par ceux qui estimeraient en avoir besoin…

Dans son récent livre la Force de la vérité, le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, souligne : « Il est important de rappeler que le pape, en tant que personne privée ou que “frère entre les frères”, ne peut en aucun cas se permettre d’imposer à toute l’Église sa propre théologie. » Contrairement à la feuille de route fixée à lui-même par Benoît XVI, qui n’est à vrai dire que celle fixée par l’Église à tout pape, trop souvent François ne semble pas être là pour nous faire entendre la parole de Dieu, mais utiliser la fonction pontificale comme porte-voix de ses opinions personnelles. Au lieu de nous faire voir le Christ, il nous donne à entendre Jorge Mario Bergoglio. Au risque de noyer la voix de l’Église dans des opinions qui ne sont que ses opinions, et que sa voix ne soit plus qu’une opinion parmi d’autres dans le grand capharnaüm médiatique permanent. L’étape suivante, c’est un pape qui ira dans les talk-shows débattre avec Éric Zemmour et Caroline Fourest, avec Alain Finkielkraut et Raphaël Enthoven. Ce sera peut-être intéressant ou amusant. Mais ce ne sera plus l’Église […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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