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vendredi 6 novembre 2020

Crémations imposées au mépris de la loi, funérailles empêchées : l'autre scandale de la gestion du coronavirus

Dans une note de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) que s’est procurée Mediapart, on en apprend un peu plus sur la gestion catastrophique des opérations funéraires liées au Covid-19.

Crémations imposées au mépris de la loi, funérailles empêchées : l'autre scandale de la gestion du coronavirus

Par : valeursactuelles.com

>Dans une note de synthèse rédigée dans le courant du mois de septembre, la Direction générale des collectivités alerte le ministère de la Santé sur la gestion catastrophique des décès lors de la première vague de coronavirus. Consultée par Mediapart, le document révèle de profondes défaillances dans le traitement des morts du Covid-19 et de lourds manquements à l’éthique. L’ensemble de la note est construit autour des retours de membres du Cnof, le Conseil national des opérations funéraires.

Principale révélation : de nombreuses familles de défunts ont subi des « entraves à la liberté des funérailles ». La note relate notamment des mises en bière réalisées immédiatement et sans consultation, interdisant de fait aux proches de se recueillir autour du corps. L’accès aux crématoriums, aux cimetières où la simple organisation d’une cérémonie funéraire ont parfois été purement et simplement interdits, en contradiction avec la loi. Certains sites sont même allés jusqu’à pratiquer la crémation de manière « systématique, indépendamment des souhaits de la personne décédée ou de celle ayant qualité pour pourvoir les funérailles ». Un acte forcément traumatisant pour les proches du défunt, que le code de procédure pénale prévoit de punir par 7 500 euros d’amende et six mois d’emprisonnement.

La communication du gouvernement en cause ?

Dans sa note, dont le ministère de la Santé n’a pas eu connaissance avant la fin du mois d’octobre, la DGCL évoque particulièrement la communication du gouvernement : « Une information claire et largement partagée aurait également évité les situations où la crémation a été présentée, de manière illégale, comme obligatoire. » Pointée par Mediapart, l’improbable valse des décrets sur le sujet pendant la première vague peut en effet laisser songeur. En un peu plus de deux mois (du 27 mars au 31 mai), six décrets ont été publiés par le gouvernement. Un laps de temps suffisant pour changer d’avis par deux fois sur, par exemple, la mise en bière immédiate des corps des malades du Covid.

Si toutes les pratiques abusives citées sont clairement condamnées par la note de synthèse, les rédacteurs de cette dernière font également la part belle aux témoignages des personnels, qui se sont sentis abandonnés par le gouvernement. « Nous avons un manque de fossoyeurs et de marbriers. Nous manquons de tout : combinaisons jetables, masques, gants, gel, lunettes de protection (…). 30% du personnel est malade ou s’est retiré par peur de la maladie. » Toutes ces informations ont par ailleurs mis beaucoup de temps à remonter au gouvernement. Rédigée en septembre, la note fait écho à une réunion du 7 juillet. Elle n’est arrivée à la connaissance du ministère de la Santé que fin octobre, alors que la deuxième vague commence à remplir les morgues. Contacté par Mediapart, un responsable de pompes funèbres à Paris indique que « la situation est encore tenable, mais ça peut aller très vite » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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