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mercredi 11 novembre 2020

Immigration : en déplacement à Tunis, Darmanin insiste sur l'expulsion des radicalisés

Alors qu’une soixantaine de Tunisiens ont vocation à être renvoyés dans leur pays, le ministre de l’Intérieur s’est félicité de l’avancée des accords entre la France et la Tunisie.

Immigration : en déplacement à Tunis, Darmanin insiste sur l'expulsion des radicalisés

Par : valeursactuelles.com

Après les attentats de Conflans-Sainte-Honorine et Nice, le gouvernement entend bien serrer la vis. Dans cette optique, Gérald Darmanin était en visite à Tunis vendredi 6 novembre dernier, pour évoquer avec les autorités locales les modalités d’expulsion des ressortissants tunisiens, rapporte Le Figaro. Si le pays du Maghreb n’a fait aucune promesse claire, le ministre de l’Intérieur s’est félicité de l’avancée des discussions en matière de lutte contre le terrorisme, alors qu’il est arrivé avec une liste de 21 Tunisiens radicalisés à renvoyer rapidement dans leur pays.

Une procédure régie par un accord franco-tunisien

« Le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre tunisiens m’ont confirmé que, si la nationalité de ces personnes était prouvée et que [la France] souhaitait l’expulsion, elles ont vocation à revenir en Tunisie », s’est réjoui Gérald Darmanin devant des journalistes. « Les autorités se donnent quelques jours pour reconnaître ces personnes. Il n’y a pas eu d’ultimatum », a-t-il ajouté. Ce genre de procédure est régi par l’accord France-Tunisie d’avril 2008, qui indique que le rapatriement a lieu à la demande du pays hôte et après vérification de la nationalité de la personne en situation irrégulière, rappelle Le Figaro. Le pays d’origine doit alors fournir un laissez-passer. Pour l’heure, Tunis répond à environ 55% des demandes de Paris, selon le quotidien, un taux supérieur à ses voisins du Maghreb. Dans ce cadre, un Tunisien radicalisé a été expulsé 48 heures avant la visite du ministre.

Une soixantaine de Tunisiens bientôt concernés

Au sein de la liste de 21 radicalisés que Gérald Darmanin veut voir expulsés, se trouvent des condamnés, qui ont purgé une peine en France pour apologie ou complicité terroriste. Mais aussi pour des faits de droit commun, considérés comme dangereux ou inscrits sur le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Actuellement, ils sont placés dans des centres de rétention administrative (CRA). Mais la liste pourrait bien s’allonger, puisque Beauvau comptabilise une soixantaine de Tunisiens pouvant être expulsés, qui n’ont pas encore terminé leur peine de prison ou ont fait appel de cette sanction.

« Quelle garantie a la France que ces personnes ne reprendront pas un bateau pour l’Europe ? »

Problème : en Tunisie, « s’il n’y a pas de dossier contre [ces personnes], elles seront libres », met en garde un expert de l’antiterrorisme auprès du Figaro, qui cite le cas du principal suspect – tunisien – de l’attentat de Nice, le 29 octobre. « S’il avait été renvoyé ici après son arrivée en Italie, il n’aurait pas fait l’objet de mesure particulière, car son casier était quasiment vide, à part une agression lorsqu’il était mineur », explique l’analyste. Dès lors, une question se pose, selon lui : « Quelle garantie a la France que ces personnes ne reprendront pas un bateau pour l’Europe ? ». En réponse, Gérald Darmanin esquive : « Nous nous mettons d’accord avec les pays d’origine de façon à ce qu’ils puissent les accueillir sans qu’ils ne soient lâchés dans la nature » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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