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dimanche 29 novembre 2020

Islamisme : comment la gauche nous désarme

Les responsabilités de la gauche bien-pensante dans le déni collectif du réel sont lourdes, dénonce l'essayiste, anthropologue de formation et ancien doctorant de l'EHESS Thierry Martin. Tribune.

uch Islamisme : comment la gauche nous désarme

Par : Thierry Martin

L'inauguration, le 13 octobre, à New York d'une statue de femme nue tenant d'une main un glaive et de l'autre la tête coupée d'un homme a précédé de peu la décapitation d'un prof d'histoire-géo à Conflans-Sainte-Honorine, le vendredi 16, en raison d'un prétendu blasphème. L'œuvre revisite le mythe de Méduse, gorgone aux cheveux transformés en serpents, dont la statue réalisée pendant la Renaissance et exposée sur la piazza della Signoria à Florence montre le héros grec Persée, debout sur le corps de Méduse, brandissant dans sa main la tête du monstre à la chevelure ophidienne et au visage de jouvencelle, qui a gardé le pouvoir de pétrifier qui croise son regard - l'inverse de la sculpture accueillie dans le parc qui fait face à la cour pénale de Manhattan, en hommage au mouvement social féminin MeToo.

Il nous est interdit de discuter l'étrange choix d'inverser le sens d'un mythe grec - seule est envisageable la surenchère, comme celle de la féministe Wagatwe Wanjuki, qui rappelle que MeToo a été initié par une femme noire, alors qu'on a affaire à une sculpture représentant une Européenne et réalisée par un homme. De même, les musulmans réislamisés poursuivent une constante montée aux extrêmes dans une infra-guerre qui s'en prend aveuglément aux civils ou ciblent certains au nom de prétendus blasphèmes, ou juste parce que juif, prêtre catholique ou fidèle en prière au sein d'une église, produisant dans tous les cas un effet de sidération d'autant plus opérant que la gauche, ayant peu ou prou rompu avec son universel kantien pour jouer l'idiote utile de l'islamisation, nous a désarmés. N'entendons-nous pas certains nous sommer de nous soumettre au nom d'un christique “vivre-ensemble” sans Dieu ? Oubliant qu'on ne pardonne pas les péchés, éventuellement le pécheur à condition qu'il fasse amende honorable, et que sans credo point de salut.

De la même manière que la gauche bien-pensante feint de découvrir la culture de censure des guetteurs des réseaux sociaux dont elle est à l'origine, cette gauche politiquement correcte feint de découvrir aujourd'hui la menace islamique, alors qu'elle nous coupe la langue depuis quarante ans. Dès 1983, Mitterrand et Attali adoubaient SOS Racisme, créant la question raciale qui ne se posait pas en France où les provinciaux avaient pris l'habitude de s'assimiler, les travailleurs maghrébins ou africains n'étant que des provinciaux plus lointains. SOS ! Les sémiologues y liront d'emblée une volonté inconsciente de sauvetage d'un racisme fantasmagorique. Vint le traité de Maastricht, et tout se passa comme si l'immigration de masse arrivait à point pour détruire les nations, marginalisant les peuples autochtones qui forment la civilisation occidentale.

Désormais, en Occident, le succès du terme “islamophobie” -construit comme homophobie - assimile les musulmans aux minorités victimaires. Mais qu'une identité victimaire lesbienne, comme dans l'“affaire Mila” s'oppose à une identité victimaire musulmane, et que cette dernière crie non plus à l'islamophobie mais au blasphème, entraîne une totale asymétrie des menaces physiques encourues. Au cœur d'un conflit “intersectionnel” entre deux identités victimaires, l'éthique de la discussion, qui permet de s'entendre sur le bien commun, abstraction faite des caractéristiques de chacun, ne peut plus opérer. Seulement voilà, dans l'échelle des victimisations, il existe une stricte mais absconse hiérarchie qui fait que Mila, vraie victime de cette lutte schmittienne totale sans perspective de débat public apaisé, a été rejetée. « Je ne suis pas Mila » , avait lâché Ségolène Royal.

Dès 1983, Mitterrand et Attali adoubaient SOS Racisme, créant la question raciale qui ne se posait pas en France où les provinciaux avaient pris l'habitude de s'assimiler

La “politique des identités”, qui substitue à la question sociale la question sociétale basée sur le genre et la race, est devenue le cheval de Troie des mahométans. Cette nouvelle bien-pensance mortifère justifie les procès à tout va et en même temps les menaces de mort implicites. Ce genre de mouvement mène un double jeu, une lutte légale et une lutte illégale y compris la délinquante, le lumpenprolétariat eût dit Marx. Résultat, à chaque mauvaise action, l'État fournit aux populations musulmanes, pour les maintenir dans la République, des avantages communautaires qui les éloignent de la France.

Les musulmans réislamisés ont un projet concurrentiel global que les globalistes font souvent mine d'ignorer tant ils s'empressent de les ajouter à la multiplication des identités. D'un côté (vue de droite), une vision managériale libérale les réduit à un nouveau segment marketing parmi les autres identités solubles dans le marché, de l'autre (vue de gauche), les animateurs du globalisme demandent le “droit à la différence” d'une communauté comme une autre, soluble dans le relativisme culturel général.

Il importe de nommer l'ennemi, de le sortir de la kyrielle des identités victimaires où la gauche l'a complaisamment rangé. Comme la niche vide du grand bouddha de Bâmiyân, le vide laissé à Ground Zero par les tours jumelles a un nom : le nihilisme, la même idéologie que celle de la tabula rasa qui inspira la terreur sous la Révolution française, matrice des totalitarismes du XXe siècle.

Sans attendre, il nous faut retrouver la maîtrise de nos frontières nationales ; condamner les Français coupables de liens avec le terrorisme islamique pour intelligence avec l'ennemi ; déchoir de la nationalité française les binationaux, les emprisonner et les expulser. Relancer le programme de construction de prisons, stoppé par Hollande. La prison ayant cette vertu de mettre à l'écart les criminels - terroristes ou de droit commun - et ainsi soulager de leurs méfaits tant les tribunaux et la police que la population.

Thierry Martin prépare un essai sur la “globalisation” et la “politique des identités”. […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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