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dimanche 29 novembre 2020

Laïcité, insécurité, immigration : pourquoi le programme de Mélenchon est une aubaine pour l'islamisme

Face au terrorisme, La France insoumise a décidé de rester dans son déni. Son programme, “L'avenir en commun”, est une aubaine pour l'islamisme.

Laïcité, insécurité, immigration : pourquoi le programme de Mélenchon est une aubaine pour l'islamisme

Par : Jules Torres

On se souviendra que c'est le gouvernement et son chef Macron qui ont rompu l'unité nationale et organisé une chasse aux sorcières contre la gauche. La mort de Samuel Paty c'est l'échec de Blanquer et de Darmanin prévenus et incapables de le sauver. Dans ce tweet du 23 octobre, Jean-Luc Mélenchon reproche aux ministres de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et de l'Intérieur leur laxisme face au terrorisme islamiste, mais également le procès en islamo-gauchisme à l'endroit d'une partie de la gauche. “Quelle audace”, dirait Arsène Wenger. Si le laxisme gouvernemental existe face au terrorisme, voir l'insoumis le dénoncer peut faire sourire. Depuis des années, Mélenchon et La France insoumise (LFI) sont les références en ce qui concerne le déni face à l'islamisme. Et le déni commence dans la faiblesse des propositions. Que prévoit le mouvement sur ces sujets majeurs s'il parvenait un jour à atteindre l'Élysée ? Pour le savoir, Valeurs actuelles a pris l'initiative d'analyser en détail certaines propositions émises par les insoumis. Si le programme du résistant de la 25e heure demeure probablement l'un des plus complets et des plus construits, les mesures proposées dans les volets sécurité, immigration et laïcité montrent que les solutions avancées par La France insoumise sont à rebours des espérances du peuple français.

Afin de lutter contre l'islamisme et le communautarisme, L'avenir en commun propose d'interdire la présence de ministres et préfets aux cérémonies religieuses. Aussi, le titre de chanoine de Latran - titre honorifique qui remonte à Louis XI - attribué au président de la République ne serait plus décerné au chef de l'État. Une vieille rengaine de la gauche anticléricale. En décembre 2007, Nicolas Sarkozy déclame son célèbre discours de Latran au Vatican, où il affirme que « les racines de la France sont essentiellement chrétiennes ». À l'époque, Jean-Luc Mélenchon, encore membre du Parti socialiste, écrit Laïcité, réplique au discours de Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran (Bruno Leprince), livre dans lequel il dénonce cette prise de position. Aujourd'hui, il est beaucoup moins courageux pour dénoncer l'islam radical. À l'image de ces personnalités de gauche heureuses de voir Charlie Hebdo caricaturer le catholicisme pendant cinquante ans, mais qui, dès lors que le Prophète subit les foudres de la caricature, crient halte à la haine des musulmans. Chez les insoumis, le dessein consiste à réfuter les racines chrétiennes de la France et à effacer tout signe de la royauté, qui a pourtant administré la France durant plus de mille ans. Pour démontrer sa cohérence, LFI souhaite l'abolition du concordat en vigueur en Alsace et en Moselle, un régime spécifique signé par Napoléon Bonaparte et Pie VII, qui reconnaît et organise certains cultes et permet à l'État de rémunérer les ministres de ces cultes. Pas de chance, en 2013, le Conseil constitutionnel confirme la validité du concordat.

Si ces mesures semblent cohérentes quant au corpus idéologique de La France insoumise, certaines propositions démontrent l'incohérence de fond qui règne au sein de son programme. LFI promet de refuser des rencontres avec des États qui obligent les ministres françaises à « porter des accoutrements contraires à la dignité républicaine ». Mais quel pourrait donc être cet accoutrement contraire à la dignité républicaine ? Le voile ? Curieuse proposition de ceux qui s'opposent aux lois sur le port du voile dans l'espace public et qui qualifient les opposants au tissu islamique d'islamophobe. “À Rome, fais comme les Romains. ” Un adage qui ne fonctionne, pour les insoumis, ni en France ni ailleurs. L'avenir en commun affirme vouloir « combattre tous les communautarismes et l'usage politique des religions ». Pourtant, tout le monde se souvient de la manière dont un groupe de militants nommé JR Hébert a subi les foudres de La France insoumise pour avoir organisé une réunion sur le communautarisme et “l'entrisme islamiste”…

“La surenchère sécuritaire est inefficace”

Si plus personne n'avait de doute quant à la dérive insoumise sur la question de la laïcité, l'on aurait pu espérer des mesures fortes contre le terrorisme et l'insécurité. Que nenni. Le programme de Jean-Luc Mélenchon estime que « la surenchère sécuritaire est inefficace, elle ne protège pas ». Au contraire, « elle affaiblit et fait le jeu des assaillants ». Il faut donc « améliorer la prévention […] en engageant une stratégie politique pour renforcer les anticorps républicains » et « supprimer le terreau des communautarismes par plus de République, de laïcité, d'éducation, de justice sociale et d'implication citoyenne ». Le grand mantra pavlovien. Si la République vacille, il faut plus d'argent. CQFD. Or, quand il s'agit de « supprimer le terreau des communautarismes », Jean-Luc Mélenchon pousse des cris d'orfraie. Lors de la perquisition de la mosquée Omar, fief de l'islamisme francilien dans le XIe arrondissement de Paris, quelques jours après l'attentat devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, c'est bien Mélenchon qui dénonçait une « honteuse incitation à la haine de l'État », quand bien même cette mosquée aurait accueilli des tueurs de Français.

Alors que ces derniers ont subi un été Orange mécanique financé par l'en-sauvagement de la société, ils seront heureux d'apprendre que La France insoumise veut « démanteler les brigades anticriminalité » (Bac), qui ne font, selon eux, que « du flagrant délit et ne permettent pas d'assurer une bonne relation entre la police et la population ». Comme toujours, face à la racaille, le “baqueux” est le méchant. Jean-Luc Mélenchon souhaite donc accorder plus de pouvoirs à une police… qu'il veut pourtant voir « aussi désarmée que possible pour qu'elle inspire le respect ». Et puisqu'elle figure déjà dénudée, pourquoi ne pas souhaiter l'interdiction des Taser et Flash-Ball, ainsi que les grenades de désencerclement, comme le propose LFI, afin de « favoriser la désescalade des affrontements ». Pour « désencombrer l'action policière », La France insoumise veut légaliser le cannabis, tout en accordant une priorité au démantèlement des trafics. Étonnant pour ceux qui s'insurgent dès qu'une voiture de police franchit l'entrée d'une banlieue pour contrôler le trafic de drogues.

Le voile de l'immigration

Comment lutter contre l'islamisme avec des frontières si poreuses et une immigration massive ? Voilà un problème de taille pour les insoumis. L'immigration empoisonne le climat au sein du parti de Jean-Luc Mélenchon. On se souvient du débat animé entre la pro-migrant Clémentine Autain et Djordje Kuzmanovic, ancien conseiller Jean-Luc Mélenchon, favorable à l'idée de stopper l'immigration massive. Ce dernier semble plus proche des électeurs insoumis. Une étude de l'Ifop réalisée en décembre 2017 pour l'Express indiquait de 51 % des Français ayant voté Mélenchon au mois d'avril précédent trouvaient que l'immigration se produisait à « un rythme trop élevé ». Kuzmanovic avait clamé son opposition à l'immigration clandestine. Il juge, encore aujourd'hui, qu'une personne non éligible au droit d'asile doit être, comme la loi l'indique, « renvoyée dans son pays ».

Ce déni sur l'immigration démontre cette ligne voulue par les insoumis et une bonne partie de la gauche. L'ouvrier se retrouve abandonné au profit des “nouveaux damnés” que sont les membres des minorités ethniques et sexuelles, plus favorables à l'immigration que le prolétariat. Dans un sondage Ifop de novembre 2018 pour le Journal du dimanche , 62 % des employés et 75 % des ouvriers s'accordent pour dire que « la France compte déjà beaucoup d'étrangers et accueillir des immigrés supplémentaires n'est pas souhaitable ». Dès lors, il paraît donc peu étonnant de voir le vote populaire être l'apanage de Marine Le Pen, quand Jean-Luc Mélenchon adopte, lui, une ligne promigration.

Sur la question de l'immigration, il faut revenir quelques années en arrière pour observer une fois de plus la dérive insoumise. Comme sur la laïcité, le discours de Jean-Luc Mélenchon a largement changé depuis l'élection présidentielle. En juillet 2016, l'eurodéputé fustige la politique européenne sur les travailleurs détachés : « Je crois que l'Europe qui a été construite, c'est une Europe de la violence sociale, comme nous le voyons dans chaque pays chaque fois qu'arrive un travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place. » En 2015, déjà, toute la gauche s'extasiait de l'ouverture des frontières allemandes par Angela Merkel. De son côté, Jean-Luc Mélenchon fustigeait cette décision, voyant l'arrivée massive d'immigrés comme une menace sur les salaires outre-Rhin. Quand la gauche du travail tient le même discours que le patronat, il y a de quoi se poser quelques questions.

Jean-Luc Mélenchon et ses ouailles insoumises s'opposent pourtant dogmatiquement aux mesures visant à réprimer plus durement l'immigration, notamment clandestine. La France insoumise veut régulariser tous les sans-papiers, faciliter l'obtention des titres de séjour et de la nationalité française, élargir le droit d'asile et évidemment accueillir les réfugiés. Après l'épisode de l' Aquarius - 67 % des Français étaient opposés à l'accueil du navire -, une contre-proposition de loi sur l'asile et l'immigration se trouve confiée à… Danièle Obono et Éric Coquerel, deux des députés les plus promigrants. Au programme : décuplement des moyens d'accueil et création d'un « statut de détresse climatique et humanitaire » pour « garantir et renforcer le droit d'asile » . Dans l'hémicycle, le 26 juillet 2018, Danièle Obono dira même que « les immigrés contribuent positivement à nos finances publiques » ! Pour le vérifier, nous invitons nos lecteurs à lire notre numéro du 24 septembre 2020 sur la fraude sociale, où le magistrat Charles Prats explique que « la moitié des 5 millions de “fantômes” qui gangrènent le système seraient des individus prétendument nés à l'étranger ».

À la lecture de ces lignes, comment prendre La France insoumise au sérieux sur des sujets aussi plébiscités par les Français ? Le mouvement contribue à créer un climat où lutter contre ce fascisme islamique demeure complexe. En contribuant aux thèses décoloniales et indigénistes, LFI se fait le porte-voix des prêcheurs les plus radicaux, qui n'hésitent plus à contester avec véhémence chaque mesure concernant de près ou de loin l'islam. En juin 2020, devant le Parlement européen, le groupe de Manon Aubry déposait un amendement visant à ne reconnaître comme « crime contre l'humanité » que la traite européenne et non la « traite des esclaves » en général, comme inscrit dans le texte initial. Une vision binaire de l'histoire. Une proposition qui symbolise ce qu'est réellement le programme de Jean-Luc Mélenchon : une aubaine pour l'islamisme […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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