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samedi 14 novembre 2020

Non, Donald Trump n’est pas mort !

Comme en 2016, les instituts de sondage et la presse américaine donnaient Trump largement perdant. Si l’issue du scrutin lui est très défavorable, il est clair que la vague bleue, promise par Joe Biden et les Démocrates, n’a pas eu lieu. Analyse.

Non, Trump n’est pas mort !

Par : Anna Duvernet | valeursactuelles.com

Le trumpisme n’est pas mort et l’issue du scrutin n’y changera rien. Malgré un dénigrement constant des médias, des instituts de sondage qui le donnaient largement perdant, Donald Trump et son style politique auront définitivement fait bouger les lignes de la politique américaine. Défiant les lois des probabilités, les résultats du président sortant dérangent. La vague bleue annoncée par les médias, présentant Joe Biden en vainqueur inconditionnel, n’a pas eu lieu.

« Ils sont loin de la réalité, il faut bien l’admettre », explique Damien Liccia, vice-président de l’Observatoire stratégique de l’Information. La stratégie républicaine a été largement sous-estimée. Donald Trump a multiplié les conquêtes pied à pied, territoire par territoire, meeting par meeting. Ses rassemblements ont regroupé entre 25 000 et 30 000 personnes et « cela a fait tache d’huile » partout où il est passé.vvvvvvvv

Les influenceurs, les médias, les réseaux sociaux et les sondages se sont trompés tant sur la vigueur que sur la qualité de l’électorat de Donald Trump. Jean-Claude Beaujour, vice-président de France-Amériques, association privée dont le but est de promouvoir les relations entre la France et le continent américain, explique cette erreur d’appréciation médiatique par deux phénomènes : « Le vote pour Donald Trump a été vu comme un vote par défaut, non comme un vote de convictions et le vote caché a été massif. » Paul Reen, président de Republicans in France avance que « Pour beaucoup, les sympathisants de Trump ne voulaient pas répondre aux médias, notamment pour des raisons de sécurité et n’ont pas fait confiance aux sondages qui les démarchaient par téléphone, notamment pour des raisons de sécurité ».

« Il a fait plus pour les Noirs que Biden avec Obama »

Et c’est là le tour de force de Donald Trump. Il est allé conquérir les Non-White Voters (votes non blancs). Une nouvelle fois, « Les médias ne l’ont clairement pas vu venir, du jamais vu depuis Richard Nixon », d’après Damien Liccia. Dépeint par les médias et les réseaux sociaux comme le candidat des suprématistes blancs, les urnes ont montré tout l’inverse.

Il réalise chez les hommes blancs son plus mauvais score. D’après le Daily Mail, Richard Spencer, le fondateur de l’Alt Right, l’aile la plus extrémiste de la droite américaine, aurait même incité à voter pour Joe Biden, postant une photo de son bulletin de vote sur Twitter. Plus surprenant, il réalise des scores inégalés au sein des minorités ethniques. « La Grille de lecture des races n’est pas probante », affirme Damien Liccia. La population latino du Texas, a voté à 40 % pour Donald Trump, soit 10 points de plus qu’en 2016. Idem en Floride où le candidat a progressé de 5 points. Le président sortant réalise une nette progression auprès de la population afro-américaine, en augmentation de 4 % par rapport au dernier scrutin. Même les LGBT+ sont deux fois plus nombreux à avoir engagé leur vote en faveur du candidat des Républicains, en passant de 14 à 28%. Jean-Claude Beaujour revient sur cet engouement des minorités : « On a tendance à faire de l’assignation de vote ethno-racial. Même s’il y a de grandes tendances, on oublie toute la diversité des populations à l’intérieur de ces groupes. » Résultat, l’opinion publique est « choquée de voir que des minorités ont voté pour […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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