Rouen (76) : il menace un couple d'enseignants de “ décapitation ” et écope d'une peine avec sursis - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


jeudi 5 novembre 2020

Rouen (76) : il menace un couple d'enseignants de “ décapitation ” et écope d'une peine avec sursis

Le septuagénaire qui a justifié être “radicalisé” était jugé pour avoir menacé le couple quelques jours plus tôt.

Rouen : il menace un couple d'enseignants de “décapitation” et écope d'une peine avec sursis

Par : valeursactuelles.com

« Une lente et douce décapitation ». Ce sont les mots effroyables découverts par un couple d'enseignants de Rouen (Seine-Maritime) laissés dans une lettre par un voisin. Comme le relate Actu.fr Normandie, samedi 31 octobre, un homme vient frapper à la porte du couple. Il s'agit de leur voisin, et il vient leur apporter, dit-il, un DVD avant d'embrayer sur le sujet des caricatures et la décapitation de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Les deux jeunes enseignants ne veulent pas trop entrer dans la polémique, et acceptent le DVD, celui-ci étant accompagné d'une lettre.

Mais stupeur quand ils découvrent son contenu. Il s'agit en réalité d'une lettre de menace de mort où l'homme de 73 ans explique qu'il est « archi-radicalisé » mais surtout leur enjoint de « s'inscrire à la sainte mosquée de la Grande mare », sans quoi ils subiront cette fameuse « lente et douce décapitation ». Ce serait ainsi le moyen pour eux d'obtenir « la Légion d'Honneur et un discours à la Sorbonne » par « ton cher président », écrit l'homme.

Apologie du terrorisme

Les enseignants portent plainte, choqués par la lettre, aboutissant sur une garde à vue du septuagénaire pour « apologie du terrorisme ». Selon Actu.fr, il aurait reconnu être l'auteur de la lettre mais aurait mis en avant une simple « plaisanterie ». « Je suis athée, c'était de l'humour, je ne pensais pas qu'ils auraient peur », assure-t-il devant le tribunal alors qu'il était jugé en comparution immédiate mercredi 4 novembre.

Finalement, selon une expertise psychiatrique, il souffrirait de « trouble de la personnalité » ce qui lui a sans doute bénéficié. La cour l'a condamné à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans et une interdiction d'entrer en contact avec les deux professeurs. De son côté, le ministère public avait fustigé des « propos inadmissibles », réclamant de la prison ferme. Son âge a visiblement joué en sa faveur. Les deux enseignants, eux, se sont vus prescrire un jour d'incapacité de travail […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



Bas Pub