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mardi 15 décembre 2020

Annulation de la dette par la BCE: «soviétisation de l’économie» ou «bonne chose pour les États»?

Avec un endettement qui avoisinera les 120% du PIB en 2020, la question de l’annulation de la dette souveraine française par la BCE fait son chemin. S’ils s’opposent au micro de Sputnik sur la pertinence de cette idée, le financier Charles Gave et l’économiste Alban Pellegris s’accordent à dire qu’une telle action serait une véritable révolution.

Annulation de la dette par la BCE: «soviétisation de l’économie» ou «bonne chose pour les États»?

Par : fr.sputniknews.com

C’est un serpent de mer qui refait surface. Avec un taux d’endettement de 120% par rapport au Produit intérieur brut (PIB) à la fin de l’année, la question de l’annulation d’une partie de la dette française agite de nombreux experts.

Paris était déjà parmi les mauvais élèves de l’Europe avant la pandémie de Covid-19. La France a depuis aggravé son cas en mettant sur la table plus de 470 milliards d’aides publiques afin d’aider les entreprises les plus touchées à passer la crise.

L’année 2021 sera celle des records d’endettement pour la France. Pas moins de 260 milliards d’euros de dette à moyen et long terme seront émis sur les marchés.

Afin de s’assurer que la liquidité abreuve une zone euro très en demande en pleine crise du Covid-19, la Banque centrale européenne (BCE) a mis en place au printemps dernier un programme de rachats d’actifs (PEPP). Son enveloppe a déjà été augmentée deux fois et atteint désormais 1.850 milliards d’euros. Les rachats de dettes pourront se poursuivre «au moins» jusqu’en mars 2022.

La BCE rachète donc une partie considérable de la dette émise par les États –notamment la France– sur le marché secondaire. La question est: peut-on annuler ces dettes souveraines?

«Un tel choix ferait que la BCE se retrouverait avec des fonds propres négatifs. Je n’ai pas d’exemple en tête d’une Banque centrale qui se retrouve dans un tel cas», répond à Sputnik l’économiste et financier Charles Gave, également à la tête de l’Institut des Libertés.

À la fin 2019, les fonds propres de la BCE s’élevaient à environ 566 milliards d’euros. D’après Marianne, elle détient pour environ 485 milliards d’euros de dette souveraine française, sur un total de plus de 2.320 milliards d’euros d’emprunts publics. Si l’ensemble des pays de la zone euro annulaient leurs dettes souveraines auprès de la Banque centrale, elle se retrouverait donc fortement en territoire négatif. De fait, «il est difficilement imaginable que la BCE puisse envisager de n’annuler que la […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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