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dimanche 6 décembre 2020

“Ma crainte, c'est la guerre civile” : le général De Villiers inquiet pour la France

“Comme en 1789 ou en 1914”, Pierre de Villiers a estimé que le pays pouvait “basculer (…) s’il y a une étincelle”.

“Ma crainte, c'est la guerre civile” : le général De Villiers inquiet pour la France

Par : valeursactuelles.com

Coronavirus, délinquance, islamisme, terrorisme… Le général De Villiers est de plus en plus préoccupé par la situation en France. L’ancien chef d’Etat-major des armées a accordé une interview au Parisien. S’il a donné son point de vue sur plusieurs faits d’actualité, il a surtout glissé que la France pouvait « basculer lentement, ou très rapidement s'il y a une étincelle comme en 1789 ou en 1914 ». Pierre de Villiers explique ainsi que « la France est une vieille démocratie, un pays mûr, mais elle a historiquement du mal à se réformer. » Il a alors déclaré au quotidien que sa crainte était de voir naître une « guerre civile » sur le territoire. « Quand on décapite un prof devant un collège ou qu'on assassine trois personnes venues prier dans une église… »

La loi contre les séparatismes prise pour cible

Le général De Villiers - auteur d’un troisième livre intitulé « Réparer la France » - a d’ailleurs trouvé que le projet de loi contre les séparatismes était un « débat de juristes » et que « ce n'est pas ce qui intéresse la population ». Il a pointé du doigt le manque de bon sens du gouvernement d’Emmanuel Macron - avec qui il avait eu un clash au début du quinquennat, poussant le gradé à démissionner. « J'ajoute que les Français ne comprennent pas qu'on leur interdise de sortir sans attestation dûment signée… mais qu'on ne puisse pas expulser un imam qui crache sur la France », a-t-il commenté dans Le Parisien.

Quant à l’article 24 du projet de loi sur la « sécurité globale », permettant le floutage des policiers, Pierre de Villiers trouve cela « difficile à comprendre ». Pour lui, le « plus important, c'est que les coupables soient condamnés à la hauteur du mal qu'ils font aux citoyens ». Et aussi « que la peine soit exécutée » : « Arrêter des gens et les relâcher aussitôt même s'ils sont coupables, ça ne peut pas continuer. » Le général s’est dit choqué des violences policières. Il a déploré que les « forces de l'ordre sont à cran » et « victimes de violences jamais vues depuis Mai 68 », ajoutant que « la violence entraîne toujours la violence ». Pierre de Villiers a donné pour exemple le récent lynchage d’un policier samedi 28 novembre lors d’une manifestation. Une violence « du même niveau » que le tabassage du producteur de musique, Michel Zecler.

Des générations pour régler le problème des banlieues

L’ancien chef d’Etat-major des armées est enfin revenu sur l’une de ses théories abordées dans son livre : la demande croissante d’autorité, notamment dans les cités. Pierre de Villiers avait d’ailleurs rendu visite à des habitants des Mureaux. « A ma grande surprise, ils m'ont dit : “Mon général, vous on vous respecte.“ Il y avait beaucoup de solides gaillards, certains jeunes sortant de prison, pas des enfants de chœur. » Mais ce qu’il a aussi analysé dans les banlieues est bel et bien le « lien de plus en plus prégnant entre les caïds qui dirigent la cité avec les trafics et les salafistes qui la dirigent sur le plan religieux ». D’après le général, il faudra « trois, quatre, cinq générations » pour résoudre le problème et « restaurer l'équilibre entre fermeté et humanité ». Et de conclure dans Le Parisien : « Récupérer des jeunes de 20 ans qui haïssent la France, qui sont proches des caïds, ou des salafistes, ça ne peut être ni simple, ni rapide. » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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