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vendredi 23 avril 2021

“Dérogations” pour la prière, examen décalé, marché illégal : le ramadan ou le couvre-feu à deux vitesses ?

La semaine dernière, le mois de ramadan a commencé pour les musulmans de France. Une période de jeûne intense, rendue plus difficile encore par un allongement des mesures sanitaires à n’en plus finir. Une aubaine pour les partisans des “accommodements raisonnables” avec la laïcité.

“Dérogations” pour la prière, examen décalé, marché illégal : le ramadan ou le couvre-feu à deux vitesses ?

Par : Nicolas Clément / valeursactuelles.com

« Pas de contrainte en religion ! » Il était environ 15h, mardi 13 avril, lorsque les quelque cinq millions de musulmans vivants sur le sol français entamaient leur première journée de jeûne du mois de ramadan 2021. Depuis lors, la fête la plus importante du calendrier islamique se déroule pour la deuxième année consécutive dans le cadre toujours plus étroit des restrictions sanitaires.

Après un an de confinement et de pratique religieuse réduite au strict nécessaire du fait de l’épidémie de Covid-19, tout porte à croire que d’éventuelles frictions pourraient survenir entre des autorités obnubilées par la sacro-sainte distanciation sociale et des poches de pratiquants rigoristes. Mais Emmanuel Macron reste optimiste. « Le précédent ramadan était déjà en plein confinement » et « les musulmans ont été très responsables », a rappelé le président de la République dans Le Figaro, lundi dernier. « Je ne doute pas que les efforts se poursuivront cette année. »

Civisme ou “tolérance” policière ?

S’il est certain qu’aucun “ramdam” n’a encore gâché la fête, il n’en demeure pas moins que les autorités publiques ont mis les bouchées doubles pour apaiser les relations avec les fidèles. La semaine dernière, le Journal d’Ici révélait d’ailleurs qu’une note préfectorale avait été envoyée aux responsables de la police et de la gendarmerie tarnaise, exigeant que les agents du département ne verbalisent pas les musulmans qui circulaient « pendant le couvre-feu dans le créneau 19 heures-22 heures et à partir de 5 heures ». Une règle sensée s’appliquer pendant toute la durée du jeûne.

« Je ne sais pas comment on fait pour avoir la preuve qu’un individu contrôlé dans la rue est musulman, juif, protestant ou catholique », s’est confié un policier au journal local, expliquant ne pas comprendre cette nouvelle injonction. « Quels vont être les critères ? Le faciès, les vêtements, la langue, la pilosité faciale ? C’est à la fois ridicule et dangereux », peste Stéphane Ravier, sénateur Rassemblement national des Bouches-du-Rhône. Détail qui n’a pas empêché d’autres préfectures de suivre l’exemple du Tarn.

C’est notamment le cas de celles du Var et de Gironde. Contactés samedi dernier par Valeurs actuelles, des commissaires locaux ont à leur tour confirmé avoir reçu des ordres encourageant leurs subordonnés à « faire preuve de modération, tolérance et discernement », conformément à des « consignes ministérielles ». D’après les informations du Figaro, les mêmes directives sont également en vigueur dans l’Hérault depuis le début du ramadan. « Alors que le Parlement votait un projet de loi “confortant les principes républicains” lundi dernier, Emmanuel Macron accorde des passe-droits à une religion face aux normes sanitaires, s’étonne Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice Les Républicains du Val-d’Oise. On n’écrit pas l’histoire d’une République unie avec des dérogations. »

Transmis […] [La suite est réservée aux abonnés.]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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