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dimanche 25 avril 2021

Discours de Vladimir Poutine: «les Occidentaux ont tendance à réagir un peu comme des enfants frustrés»

«Ligne rouge» à ne pas franchir. Cette mise en garde de Vladimir Poutine est adressée aux pays de l'Otan, soutiennent deux interlocuteurs de Sputnik. Ceux-ci estiment que l’Europe n’a rien à gagner à se confronter à la Russie.

Discours de Vladimir Poutine: «les Occidentaux ont tendance à réagir un peu comme des enfants frustrés»

Par : Maxime Perrotin / fr.sputniknews.com

«C’est toujours la même rhétorique: que font les troupes russes à la frontière ukrainienne? Comme l’a dit Sergueï Lavrov, il y a des Russes qui vivent là-bas car c’est la Russie!», rappelle le spécialiste de la Russie et de l’URSS. «Que font les Américains et les forces des pays de l’OTAN à la frontière russe… cela, on ne le sait pas trop car c’est à des milliers de kilomètres de leurs frontières.»

Pierre Lorrain, auteur de L'Ukraine, une histoire entre deux destins (Éd. Bartillat, 2019), revient pour Sputnik sur l’avertissement de Vladimir Poutine lors de sa prise de parole devant le Conseil de la Fédération le 21 avril. Mettant en garde tout État qui serait «tenté de franchir la ligne rouge» avec la Russie, promettant une riposte «asymétrique, rapide et dure», le Président russe s’en est également pris à «certains pays» qui auraient contracté l’habitude «indécente» de s’attaquer à Moscou: une forme de «sport», a ironisé le chef d’État russe.

La posture aussitôt dépeinte dans la presse mainstream occidentale comme «vindicative», voire «extrêmement agressive», le tout au sein d’un discours présidentiel mâtiné de «théorie du complot». «Quoi que fasse la Russie, elle a tort», réagit Pierre Lorrain.

«Qu’est-ce que des drones américains font à survoler le littoral russe? Qu’est-ce que des bâtiments de guerre américains viennent faire dans la mer Noire?», enchérit de son côté l’essayiste Nikola Mirkovic.

Il rappelle que les pays occidentaux font figure d’exception. «Que ce soit la Chine, l’Inde, les États africains ou sud-américains, ils n’ont pas de problèmes avec la Russie», développe-t-il, insistant sur le fait que le message de Vladimir Poutine est bel et bien adressé aux pays de l’OTAN qui ne cessent de s’avancer jusqu’aux les frontières de la Russie depuis trente ans.

Des intrigues dignes d’Austin Power

Pierre Lorrain revient entre autres sur le cas de Nord Stream 2, l’un des nombreux dossiers brûlants des relations russo-occidentales. Cible de sanctions américaines à répétition qui touchent des groupes européens, notamment français et même suisse, Angela Merkel vient de réitérer son intention de mener jusqu’à son terme ce projet de gazoduc. «On est dans le déni des intérêts vitaux de la Russie», commente Pierre Lorrain. «On pense que tous les pays ont des intérêts et qu’il faut veiller à ne pas les attaquer, sauf pour la Russie. Elle n’a pas le droit d’avoir une zone de sécurité, des accords économiques, c’est infernal!», enchaîne-t-il.

Le journaliste est particulièrement intrigué par le dossier tchèque. Prague vient d’expulser 18 diplomates russes après avoir accusé Moscou –sans présenter de preuves– d’être derrière l’explosion d’un dépôt de munitions en 2014. Mieux, la République tchèque tient pour responsables les deux agents GRU (renseignement militaire) accusés d’avoir empoisonné l’ex-espion Sergueï Skripal en 2017 au […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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