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mardi 20 avril 2021

Enlèvement de Mia : le “ GOUROU ” qui a inspiré les ravisseurs est un ancien homme politique de Haute-Garonne

L'homme soupçonné d'avoir inspiré les ravisseurs de Mia, 8 ans, dans les Vosges, est une figure de la sphère complotiste. Il s'appelle Rémy Daillet-Wiedemann et vit en Malaisie selon plusieurs médias. L'homme de 55 ans avait fait de la politique en Haute-Garonne.

Enlèvement de Mia : le gourou qui a inspiré les ravisseurs est un ancien homme politique de Haute-Garonne

Par : ladepeche.fr

Rebondissement dans l'enquête sur l'enlèvement de Mia, la fillette de 8 ans disparue le 13 avril dans les Vosges et retrouvée dans un squat en Suisse dimanche. Un Français de 55 ans, ancienne figure politique en Haute-Garonne, est au cœur des investigations, affirment le Parisien et BFMTV. Il est soupçonné d'avoir influencé les ravisseurs.

Qui est l'homme qui a influencé les ravisseurs ?

Au cours de leur garde à vue, plusieurs ravisseurs ont donné un nom : Rémy Daillet-Wiedemann. Cet homme a été cité comme une référence idéologique, d'après le Parisien, qui aurait inspiré directement ou indirectement les ravisseurs à enlever la fillette au domicile de sa grand-mère. L'homme de 55 ans est installé en Malaisie avec sa famille depuis plusieurs années.

Soupçonné d'avoir financé l'enlèvement

Dimanche, au cours de sa conférence de presse, le procureur de la République de Nancy avait indiqué qu'une somme de 3000€ avait servi à financer l'enlèvement de Mia. Il n'avait pas voulu s'étendre sur la provenance de cet argent. Rémy Daillet-Wiedemann serait à l'origine du financement, affirme BFMTV, via un compte offshore à l'étranger, pour financer la logistique de l'opération.

Des vidéos complotistes

Alors qui est vraiment ce suspect ? Rémy Daillet-Wiedemann est "une des figures majeures de la sphère complotiste francophone", indique le Parisien. Sur internet, il appelle au "renversement du gouvernement de la République française" qui est, affirme-t-il, "totalement vendu aux puissances d'argent". Dans une vidéo vue plus de 300 000 fois, il affirme : "Sommation au gouvernement. Le temps approche Monsieur Macron, vous n’avez plus aucune marge de manœuvre, le peuple vous rejette, vos amis vous quittent".

L'homme s'oppose au port du masque contre le Covid-19 qu'il juge "inutile", au confinement, il veut démanteler les antennes de téléphonie mobile 5G, il remet en cause l'avortement et il prône l'annulation des amendes contre les Gilets jaunes.

Sur un autre site internet, il appelle à "stopper les placements abusifs d'enfants". Il défend le principe de l'école à la maison, en rupture avec l'Education Nationale, et détaille même dix raisons de ne plus mettre son enfant à l'école. Une vision qui semblait séduire Lola Montemaggi, la mère de Mia, à qui la justice avait retiré son enfant.

Un ancien homme politique de Haute-Garonne

Avant de partir vivre en Malaisie, Rémy Daillet-Wiedemann a fait de la politique en Haute-Garonne. Arrivé en 2000 dans le département, fils de l'ancien député UDF Jean-Marie Daillet, il se présentait comme un "artisan" dans les cosmétiques, un "écrivain" et un "maître ès langues orientales".

En mars 2008, il mène une liste aux élections municipales de L'Isle-en-Dodon. Son programme est alors constructif : développer la démocratie directe, relancer le commerce, développer le logement, créer une crèche ou soutenir l'agriculture. Battu, Rémy Daillet-Wiedemann dépose un recours devant le tribunal administratif qui sera rejeté. Le maire sortant, le PS Jean-Louis Brousse est réélu.
En octobre 2008, Rémy Daillet-Wiedemann est élu à la tête du Modem de Haute-Garonne. Il défend alors "l'indépendance" du parti de François Bayrou. Une ancienne membre haut-garonnaise du Modem, interrogée par Streetpress en janvier 2021, se souvient d'un "garçon charmant, plein d'idées et de projets" avec un style éloigné du "petit centriste bien calmos". Une autre membre confie : "Il sait très bien ce qu'il doit communiquer et avec qui. Avec moi, il ne montrait pas son côté facho, ni son opposition à l'avortement". À cette époque, Rémy Daillet-Wiedemann avait déjà sept enfants.

Un an plus tard, il soutient les ouvriers de l'usine Molex Automotive à Villemur-sur-Tarn en Haute-Garonne et entame une grève du froid par solidarité avec les 283 salariés de la société de connectique. L'usine a fermé malgré tout ses portes.
En 2010, le Modem exclut Rémy Daillet-Wiedemann, accusé d'avoir enregistré en douce les débats.

De nombreux métiers depuis dix ans

Sa brève carrière politique achevée, Rémy Daillet-Wiedemann exerce de nombreux métiers. Il lance un site internet où il donne des conseils pour "vivre de son blog", il vend des lectures d'histoires pour enfants sous le pseudonyme Max Montgomery, il vend ses conseils pour s'installer à l'étranger, en échange de 500 €. Aujourd'hui Rémy Daillet-Wiedemann vend des livres et des séances de coaching par Skype ou par téléphone pour faire l'école à la maison à 175 € la séance. Sur son site, très bien référencé par Google, il se présente comme "le coach des parents" […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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