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vendredi 30 avril 2021

Éric Ciotti sur le Grand remplacement en marche: “Si nous ne défendons pas notre identité, nous allons disparaître”

Alors que les sujets régaliens reviennent en force, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes remet les pendules à l’heure dans un parti désorienté. Et refuse fermement tout rapprochement électoraliste avec la Macronie. Entretien.

Éric Ciotti : “Si nous ne défendons pas notre identité, nous allons disparaître”

Par : Quentin Hoster / valeursactuelles.com | titre revu par: docjeanno.fr

Valeurs actuelles. Votre parti apparaît scindé entre les partisans d’un rapprochement avec La République en marche et les tenants d’une ligne fermement démarquée. À un an de la présidentielle et à la veille des élections régionales, est-ce une situation qui vous irrite ?

Eric Ciotti. Je n’ai jamais eu confiance en ce qu’incarnait le nouveau monde macroniste. Aujourd’hui, nous voyons les dégâts qui ont été commis, sans parler de la gestion chaotique de la crise sanitaire. Je ne trouve aucun point positif dans ce bilan. Jamais l’insécurité n’a été aussi élevée dans notre pays. Nous avons franchi tous les records en matière d’entrée d’étrangers. L’islamisme a continué à progresser et à conquérir des territoires qu’il gangrène méthodiquement. Sur le plan économique, la fiscalité n’a pas été allégée, bien au contraire. Nous vivons dans un monde marqué par l’avancée d’une bureaucratie paralysante. Ma position est très claire, on ne peut pas s’allier avec un parti que l’on combat et qui a beaucoup abîmé notre pays. Pour autant, la droite républicaine a toujours connu en son sein des sensibilités qui reposaient sur des personnalités différentes. Notre région n’échappe pas à cette histoire et cela ne me dérange pas, à partir du moment où l’on est clair sur les objectifs. Dans toute élection, on peut faire appel à des personnalités aux profils différents dans un objectif de rassemblement, mais la ligne directrice ne peut souffrir d’aucune ambiguïté. Je viens d’être réélu président de la fédération des Républicains des Alpes-Maritimes. Avec Michèle Tabarot, qui en est la secrétaire départementale, et Charles-Ange Ginesy, qui préside le Conseil départemental, notre ligne ne souffre d’aucune ambivalence. C’est à chacun de se déterminer, pas à notre parti de se conformer à des sensibilités qui sont très loin d’être majoritaires.

« Ce qui nous différencie globalement du Rassemblement national, c’est notre capacité à gouverner. »

Que diriez-vous à ceux, parmi vos électeurs, qui seraient tentés de rejoindre Marine Le Pen en 2022, estimant vos propositions sur l’immigration et l’insécurité finalement pas si différentes ?

D’abord, j’ai envie de dire à ces électeurs que je respecte profondément et que je comprends leur colère, mais je veux leur dire aussi que voter Le Pen au premier tour, c’est quasi certainement assurer l’élection de Macron au second. Ce qui veut dire plus d’immigration, plus d’insécurité et plus de communautarisme. Je crois que quand on a un discours constant et des idées claires, les électeurs ne se trompent pas. J’appelle de mes voeux un référendum pour limiter considérablement l’immigration et appelle à sortir de certaines conventions internationales qui nous privent de notre […] / [La suite est réservée aux abonnés.]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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