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vendredi 23 avril 2021

Éric Zemmour candidat à la présidentielle, le suspens continue

Dans une chronique parue dans le Figaro, Éric Zemmour laisse planer le doute sur ses ambitions présidentielles. Une thèse que le chroniqueur ne cesse d’alimenter depuis quelques mois.

Éric Zemmour candidat à la présidentielle, le suspens continue

Par : Charles Paliard / valeursactuelles.com

« Il regrette de ne pas avoir participé à la vie politique de manière plus active. De ne pas avoir abandonné son métier de journaliste. » Éric Zemmour ne disserte pas sur son cas personnel mais sur Jacques Bainville (1879-1936). Pourtant l’analogie avec l’historien royaliste est déconcertante. Journaliste et historien, il était proche de personnages politiques éminents des années 1930 comme le royaliste Charles Maurras. Oscillant toute sa vie entre politique et journalisme, il n’avait jamais franchi le pas pour se présenter à une élection. Parallèle fortuit ou pas, la description d’Éric Zemmour sur son homonyme des années 30 est confondante. Journaliste comme lui, défendant de fortes convictions politiques, Éric Zemmour entrevoit dans le sillon de Jacques Bainville, un destin qu’il souhaiterait éviter : le regret de ne pas avoir agi en politique.

Dans une chronique parue dans le Figaro le 22 avril, l’écrivain dresse un portrait élogieux de Jacques Bainville. Décrit comme un « prophète », il aurait compris avant tous ses contemporains les méandres du nazisme et les errements du Traité de Versailles ; qui mit un terme à la Première Guerre mondiale. Discrédité en son temps, Jacques Bainville « subit les sarcasmes et les quolibets des républicains et des pacifistes. On l’accuse de vouloir une guerre qu’il ne fait qu’annoncer », nous explique le chroniqueur de CNews. Visionnaire mais vilipendé en son temps, l’analogie avec Éric Zemmour pointe.

Tout d’abord, l’auteur de Destin Français adopte régulièrement les habits d’un prédicateur. Souvent, il rappelle ses prévisions antérieures sur l’immigration, la perte de puissance de l’Etat ou encore les méandres de Mai 68. Pour la stigmatisation, il le concède : « Mes adversaires sont ignobles avec moi. Je ne suis pas assez méchant », rappelait-il sur le plateau de l’émission C à vous sur France 5 en 2015. Si Éric Zemmour rappelle le génie intellectuel de Jacques Bainville mais souligne son manque d’implication politique, l’allusion ne semble pas fortuite. Le journaliste teste sa popularité qui se dessine au travers de différents sondages, et se concrétise par son succès sur les réseaux sociaux.

Sondages, succès sur les réseaux sociaux : Zemmour aux aguets

Depuis quelques mois, Éric Zemmour tergiverse sur une candidature à la présidentielle 2022. Il ne dément pas les rumeurs mais ne les assume pas totalement. Pour le moment, il garde le secret mais travaille son aura, à commencer par les réseaux sociaux. Longtemps éloigné de cette galaxie, il a récemment franchi le pas. Sur la toile fleurissent des comptes à son nom. Aucune plate-forme n’est épargnée : Facebook, Twitter, Instagram et même TikTok, une caisse de résonance médiatique supplémentaire pour celui qui n’est pas encore candidat à la présidentielle 2022. Résultat : les comptes d’Éric Zemmour sont un succès. Ouvert mi-avril, 7700 internautes se sont abonnés à son compte Facebook en moins d’une semaine. La hausse la plus spectaculaire se trouve sur Instagram : 18 000 abonnés en quelques jours. Si cette popularité transparait sur Internet, elle se confirme aussi dans les sondages.

En février, un sondage Ifop pour Valeurs actuelles estimait à 13% le potentiel électoral du chroniqueur. En outre, plus le temps avance, plus les chiffres montent. En mars, une autre enquête d’opinion de l’IFOP alléguait qu’Éric Zemmour récolterait 17% d’intentions de vote en cas de désistement de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. Cette popularité galopante attire l’attention d’un milieu qu’Éric Zemmour connait bien : les médias.

En février, l’hebdomadaire L’Express publiait une enquête baptisée : « La tentation Zemmour. » Cette dernière certifiait que le journaliste envisageait de se présenter mais qu’il attendait le moment opportun pour se lancer. Sur les plateaux qu’il a l’habitude de fréquenter, ses contradicteurs n’éludent pas le sujet. Récemment sur le plateau de l’émission « Zemmour et Naulleau », diffusée chaque semaine sur Paris première, Manuel Valls a fait une allusion sur une possible candidature de Zemmour en 2022. D’habitude si imperturbable, il se met alors à rire pour éviter de répondre. Une réaction qu’Éric Zemmour affiche à chaque fois qu’il est interrogé sur le sujet. Déjà en janvier, le journaliste Alain Duhamel avait clairement émis cette hypothèse : « Éric Zemmour est à la fois un journaliste et un homme politique. Et comme homme public, il y a des gens qui souhaitent le voir à la présidentielle. Il va peut-être nous dire s’il le souhaite ou pas. » Surpris, le chroniqueur avait affiché un sourire gêné avant de répondre : « Ce n’est pas ici et aujourd’hui que je vais le dire. » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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