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mardi 27 avril 2021

Julien Odoul : “La lutte contre l’insécurité n’est pas qu’une affaire d’État”

Lors des élections régionales de 2015 en Bourgogne-Franche-Comté, le Front National, arrivé en tête au premier tour, perdit au second face à la gauche, qui conserva de peu la région. Six ans après, le parti de Marine Le Pen espère tenir sa revanche avec Julien Odoul, médiatique conseiller municipal de Sens. Entretien.

Julien Odoul : “La lutte contre l’insécurité n’est pas qu’une affaire d’État”

Par : Gaston Le Blant / valeursactuelles.com

Valeurs actuelles: La région Bourgogne-Franche-Comté est dirigée par Marie-Guite Dufay (PS) depuis 2016 ; elle était aussi à la tête de la Franche-Comté depuis 2008 avant la fusion des régions. Quel bilan tirez-vous de son mandat ?

Julien Odoul : C’est le bilan d’une fusion ratée. Bien que décidée par l’État, Marie-Guite Dufay s’était présentée comme préparée à cette fusion avec François Patriat, ancien président PS du Conseil régional de Bourgogne entre 2004 et 2016. Cette posture de préparation n’a été qu’une escroquerie, car la fusion effective des deux régions ne fonctionne toujours pas. Elle devait consacrer la rationalisation des finances publiques, la baisse des impôts locaux et taxes, mais tout a augmenté. Par exemple, la toute première décision de Marie-Guite Dufay une fois élue a été d’arrimer la taxe relative aux cartes grises de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté sur l’ancien tarif de la région Bourgogne, soit une augmentation de 41% ! L’autre grand échec concerne les déséquilibres territoriaux. Entre Besançon et Dijon tout d’abord. Alors que la première est la capitale de la région, toutes les séances du conseil régional et des commissions permanentes se tiennent dans la seconde. Entre les zones rurales et les métropoles ensuite : très peu de subventions accordées et de projets menés en dehors des grandes villes ; le service minimum en somme. De toutes les zones rurales de notre région, la Nièvre, l’Yonne et la Haute-Saône constituent le tiercé perdant. Il en va de même pour les subventions accordées aux départements : très peu de suivis ont été effectués pour savoir comment elles ont été dépensées. Et là encore, les zones rurales ont été délaissées, principalement en ce qui touche au numérique ou au développement de la couverture réseau pour les portables.

La présidente de la région n’a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat que le 23 avril. Comment interprétez-vous un tel retard ?

Il y a sans doute eu une crainte de devoir défendre publiquement son bilan médiocre dans le cadre d’une campagne électorale ; et comme tout candidat sortant en difficulté, elle se lance dans la campagne en dernier. Mais la présidente sortante a aussi du mal à rassembler son équipe autour d’elle, car sa majorité est divisée. Muriel Vergès-Caullet (PS, elle rejoint Territoire de progrès en 2020, Ndlr), conseillère régionale issue de l’actuelle majorité, se présentera sur la liste LREM-MoDem dirigée par Denis Thuriot (actuel maire de Nevers, ancien socialiste passé à LREM, Ndlr) contre elle. Marie-Guite DUFAY se présente à sa propre succession motivée par « son refus de voir le RN remporter la région ». Il semble que nous soyons son obsession. Par contre, pas un mot pour les 400 000 pauvres et les 240 000 chômeurs de Bourgogne-Franche-Comté ; ils apprécieront.

Alors que la gauche tente de s’unir à l’extrême gauche, la droite semble avancer en ordre dispersé avec le maire LR de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, se posant comme unique alternative à la présidente sortante. Qui représente la première opposition ? Le RN peut-il gagner seul ?

Gilles Platret et ses alliés de l’UDI ont voté en faveur de 95% des politiques proposées par Marie-Guite Dufay, incluant les 17 millions d’euros de subventions pour les migrants. Et Gilles Platret, au conseil régional, on ne l’a jamais vraiment vu ! Alors oui, il a des ambitions et essaye de rattraper son retard à la veille des élections. Mais si j’en crois les sondages, il plafonne […] [La suite est réservée aux abonnés.]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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