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vendredi 30 avril 2021

Minorités chrétiennes : la liberté de culte plus que jamais menacée à l’ère de la crise sanitaire et de la montée de l’islamisme

Selon le dernier rapport de l’Aide à l’Église en détresse (AED), la liberté religieuse est toujours menacée dans de nombreux pays. Les minorités chrétiennes sont particulièrement touchées du fait de la montée de l’islamisme.

Minorités chrétiennes : la liberté de culte plus que jamais menacée à l’ère de la crise sanitaire

Par : Axel Laniez / valeursactuelles.com

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion », énonce la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Ce que l’on pensait être un droit fondamental, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, n’est toujours pas respecté dans de nombreux pays. Selon l’organisation de bienfaisance catholique Aide à l’Eglise en détresse (AED), les minorités religieuses ne peuvent exercer paisiblement leurs religions dans 62 pays. Ces minorités sont visées par des discriminations dans 36 pays et à des persécutions dans 26 pays. Le rapport 2021 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde définit les discriminations comme des « traitements spéciaux envers une personne à cause de sa religion ». Il s‘agit par exemple de limitations d’accès à l’emploi vis-à-vis de certaines minorités. Le second vecteur d’atteinte à la liberté de culte concerne les discriminations, soit le fait « de commettre des crimes de haine ». Cela concerne des situations tragiques telles que les assassinats ou les déportations. Contacté par Valeurs actuelles, le directeur de l’AED, Benoît de Blanpré, déplore la multiplication de ces phénomènes : « En 2020, un pays sur trois ne respecte pas la liberté de culte, en 2018, cela concernait un pays sur cinq. » Comment expliquer cette détérioration ? L’islamisme joue un rôle majeur dans ces persécutions. Notamment lorsqu’il s’agit des communautés chrétiennes au Moyen-Orient, mais pas seulement. Le directeur de l’association note que la persécution des minorités religieuses est très préoccupante « en Afrique subsaharienne en raison du terrorisme islamisme qui se propage dans la bande du Sahel ». Au Nigeria, où les djihadistes de Boko Haram pullulent, 3 520 chrétiens ont été tués en 2020. D’après l’association protestante évangélique Portes ouvertes, « 91 % des chrétiens tués ont été tués sur le continent africain en 2020 ».

Des persécutions amplifiées par la crise sanitaire

La pandémie mondiale est un argument de taille afin de justifier la répression. De nombreux mouvements extrémistes cherchent un bouc émissaire sur qui rejeter ces conséquences sanitaires désastreuses. En Iran, des campagnes de propagande ont visé les personnes de confession juive en les accusant d’être responsables de la pandémie. Scénario similaire en Inde où la communauté musulmane a également subi de nombreuses allégations l’accusant de diffuser le coronavirus. Au Pakistan, certaines ONG musulmanes ont refusé d’offrir de l’aide alimentaire aux chrétiens et autres membres de minorités religieuses. Le rapport note également que la Covid-19 est exploitée pour restreindre la liberté de culte en Chine. Les contrôles à l’égard des églises et des mosquées y ont été renforcés et certains sites Internet diffusant les offices religieux ont également été fermés. L’ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse, Sam Brownback, décrit ces méthodes comme étant « l’avenir de l’oppression religieuse ». La Covid-19 est-elle devenue le meilleur argument des extrémistes afin de bafouer la liberté de culte ? Dans le cas de la Chine, la principale problématique reste toutefois la persécution des Ouïgours, ces Chinois musulmans qui vivent dans le Xinjiang. Ces multiples oppressions démontrent que toute communauté religieuse minoritaire est susceptible d’être victime d’oppression.

L’influence des gouvernements nationalistes éthno-religieux

Ce rapport souligne enfin le rôle des mouvements « éthno-nationalistes » religieux, c’est-à-dire les partis politiques au pouvoir promouvant une identité culturelle et religieuse commune pour l’ensemble de la nation. C’est le cas notamment en Inde, compte tenu de l’idéologie de l’Hindutva, une philosophie défendant une identité à majorité hindouiste. La plus grande démocratie du monde dispose d’une importante diversité religieuse et de nombreux citoyens sont considérés comme étant des citoyens de seconde zone. Le ministère de l’Intérieur y a aussi révoqué l’utilisation des devises étrangères de quatre organisations protestantes et d’un institut catholique.

Quant aux lois contre les « conversions forcées », elles n’arrangent pas les choses. En plus de se répercuter durablement dans les mentalités, l’AED note que ces législations répressives ciblent « de manière disproportionnée les minorités religieuses ». Au Pakistan, de nombreux cas où des personnes ont été dénoncées pour « blasphème » envers l’islam sont observés. Et les condamnations peuvent aller jusqu’à la peine de mort, quand les croyants en infraction ne sont pas lynchés en public […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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