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mardi 20 avril 2021

Opération antiterroriste à Béziers : les effroyables confidences de Leila, 18 ans, dans son journal intime

Leila B., principale suspecte du projet d’attentat de Béziers, tenait une sorte de journal intime, dans lequel elle décrivait ses sombres “projets”.

Opération antiterroriste à Béziers : les effroyables confidences de Leila, 18 ans, dans son journal intime

Par : valeursactuelles.com

Mise en examen le 8 avril, Leila B., âgée de 18 ans, est soupçonnée d’avoir fomenté des actions terroristes, et notamment contre la communauté catholique. De récentes informations, révélées par l’enquête, mettent en lumière la dérive morbide d’une jeune femme fascinée par la violence, sous toutes ses formes, relate Le Parisien.

Un simple petit carnet à spirale. L’objet, soigneusement caché dans la chambre de la jeune femme, a été découvert à l’occasion d’une perquisition. Dedans, les enquêteurs ont trouvé des dessins minutieux, couchés sur les feuilles noircies de mots. Cela pourrait être un simple journal intime comme en écrivent des milliers de personnes, mais celui-ci met en lumière une personnalité tourmentée. En guise d’incipit, observe le quotidien, cette phrase sombre : « Leila (le prénom est barré), moi j’aurais votre sang » – avec cette faute d’orthographe, au verbe avoir.

Comme le détaillent nos confrères, à l’intérieur de ce carnet, figurent des représentations de pistolets, de couteaux, divers schémas de fabrication d’explosifs, des sourates qui incitent au djihad, des croix gammées, un croquis d’un soldat nazi, ou encore, celui d’un bourreau de Daech, qui porte une tête décapitée. La jeune femme s’exprime également, à moult reprises, sur l’avancée mortifère de ses « plans ». Le 9 novembre 2020, par exemple, elle a écrit ces quelques lignes : « Il est 12h11, je viens de me réveiller et j’ai plein de trucs à faire. Je dois aller acheter une tenue, de l’eau oxygénée, un récipient en verre […] Bientôt tout sera fini, bientôt je me vengerai. À partir de maintenant, personne ne pourra m’arrêter… »

Elle prévoyait d’attaquer des fidèles, pendant le week-end de Pâques

Le 8 avril, cette dernière a été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », avant d’être placée en détention provisoire. Quelques jours avant, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient reçu une information de dernière minute – jugée inquiétante – qui émanait de « la coopération internationale ». Selon l’enquête de la DGSI, dont Le Parisien a pris connaissance, « une jeune Française convertie à l’islam » s’apprêtait à commettre un attentat, au cours du week-end de Pâques. Elle prévoyait de s’en prendre à des fidèles, « au sabre », dans une église de Montpellier ou de Strasbourg.

Les auteurs du renseignement – a priori les services de sécurité marocains – précisaient que la jeune femme utilisait un compte Telegram sous le pseudonyme « Ab_2770 ». Les agents ont aussitôt recoupé cette information avec une autre : un compte Twitter, sous la même appellation, avait été porté à leur connaissance, quelques semaines plus tôt, après avoir été signalé par un internaute sur la plateforme policière Pharos. À l’origine de ce signalement : la mise en ligne d’une vidéo mettant en scène des enfants-soldats du groupe État islamique, en train d’exécuter des otages, précise le quotidien. L’adresse IP a été identifiée comme appartenant à la mère de Leila B.

Dans sa chambre, des photos du corps mutilé de Samuel Paty

Au mur, dans la chambre de la jeune femme, les enquêteurs ont découvert un poster représentant les tours du World Trade Center en flammes, rapporte Le Parisien. Partout, sont retrouvées des photographies du corps mutilé de Samuel Paty, l’enseignant assassiné par un djihadiste en région parisienne. Un couteau de cuisine, dont la lame mesure 30 centimètres, se trouve sur la table de chevet. Les enquêteurs découvrent également divers objets qui rentrent dans la composition d’explosifs artisanaux : des bouteilles d’acide sulfurique et d’acétone, de l’alcool à brûler, des seringues, des fils électriques… Autant d’éléments qui ont été dispersés dans la pièce. Une trace de brûlure, sur le sol, qui s’étend sur 15 centimètres de diamètre, laisse entendre que des tests ont été réalisés, précise le journal. Par ailleurs, un montage qui ressemble à un début d’engin explosif – plusieurs bouteilles reliées à une batterie de téléphone portable – a aussi été retrouvé.

L’enquête a dressé le portrait d’une jeune adulte engagée dans une démarche nihiliste. Déscolarisée depuis deux ans, elle passe ses journées enfermée dans sa chambre, allant jusqu’à décrocher la poignée de la porte, pour s’assurer que personne n’entre. En mars 2020, elle avait une première fois été visée par une enquête judiciaire, depuis classée sans suite, rappelle Le Parisien. Une collégienne, rencontrée via Instagram, l’avait dénoncée pour des propos menaçants. Leila B. lui avait assuré qu’elle commettrait bientôt un assassinat, en tuant une personne depuis son balcon, avec une arme à feu, avant de se donner la mort. Aux policiers qui l’avaient interrogée, elle s’était confiée sur son addiction aux images barbares : « J’aime bien voir les gens se faire décapiter, la personne qui souffre, celui qui coupe la tête, la mort » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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