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jeudi 15 avril 2021

Présidentielle 2022 : pourquoi Marine Le Pen est le choix de la raison pour les entrepreneurs

Pour le groupe composé d’économistes et de dirigeants Les Financiers éveillés*, le programme économique de Marine Le Pen, loin des clichés que les médias en tirent, est dans les faits bien plus crédible que ceux de ses concurrents pour 2022. Tribune.

Présidentielle 2022 : pourquoi Marine Le Pen est le choix de la raison pour les entrepreneurs

Par : Les Financiers éveillés / valeursactuelles.com

L’on reproche aisément à Marine Le Pen sa légèreté, sinon sa totale méconnaissance, en matière économique et on lui impute, paradoxalement, une vision soviétique de l’économie, sans jamais que ces critiques ne soient étayées par une lecture un tant soit peu honnête des 144 propositions qui figuraient dans le programme présidentiel de 2017. Lesquelles ne sont ni moins cohérentes ni moins favorables aux entreprises que les autres programmes considérés comme crédibles.

Mais au-delà des mesures techniques, qui ne passionnent généralement pas grand monde et servent tout au plus de prétexte aux journalistes pour susciter de vaines polémiques, une appréciation plus globale de la situation devrait nous amener logiquement à considérer le vote pour Marine Le Pen comme le seul authentiquement raisonnable d’un point de vue économique. Aussi paradoxale qu’elle puisse sembler, cette conclusion logique s’impose pourtant à tout investisseur intelligent désireux de se conformer à quelques préceptes du maître-livre de Benjamin Graham.

Méfions-nous des modes de l’investissement responsable, diversitaire et égalitaire

Notons déjà que l’investisseur doit s’affranchir, autant qu’il peut, des biais méthodologiques et idéologiques susceptibles de fausser son raisonnement. Il est donc a priori insensible à ces idées folles, le plus souvent d’origine marxiste, consistant à penser que, lorsqu’on aura supprimé un groupe désigné d’oppresseurs, le monde aura enfin retrouvé son équilibre. Ce qui élimine une bonne partie du spectre politique gagné au matérialisme historique. Ne misons donc pas sur Mélenchon et ses épigones, car toutes les tentatives historiques de ces inspirateurs se sont immanquablement traduites par des désastres économiques sanglants. Et méfions-nous des modes qui se développent autour de l’investissement responsable, diversitaire et égalitaire, parfois dangereusement imprégnées de ces lubies dangereuses.

Prenons alors l’actif ciblé, une entreprise, un immeuble ou une infrastructure, et attachons-nous à étudier le cadre dans lequel il s’insère : est-il déjà « sécurisé » ? Autrement dit, si l’investisseur achète une action, qui est un titre de propriété, a-t-il l’assurance que ce droit sera respecté, c’est-à-dire qu’il ne risque pas de se le faire ôter par la force, le vol ou la prévarication, ce qui advient souvent en cas de guerre, fussent-elles des guerres civiles larvées. Cette seule question en amène une autre : qui garantit ce droit ? Est-ce l’État régalien, qui sait concentrer sa capacité d’intervention sur ce pour quoi il est conçu, c’est-à-dire le monopole de la violence légitime ? Ou bien est-ce le voisin mieux armé ? Ce doit bien être une priorité d’un candidat à la présidentielle.

Faisons le tour de l’immeuble ou des bureaux en question, et interrogeons-nous sur la qualité des relations que l’ensemble de ce que l’on appelle les parties prenantes (salariés, sous-traitants, riverains) entretiennent. Quel degré de confiance mutuelle peuvent-ils s’accorder et de quoi cette confiance procède-t-elle ? De relations de confiance, de voisinage, de respect enfin d’un nécessaire récit commun qui pourrait être, par exemple, la France ? Assurément, c’est une priorité car sans ce projet, ce substrat commun, qui ne peut se bricoler artificiellement, tous les entrepreneurs vous le diront, la société ne tient pas. Les travaux de Robert D. Putnam sur la confiance constituent à cet égard une preuve irréfutable : plus la diversité au sein d’une société est grande, moins règne la confiance.

N’opposons pas l’économique au civilisationnel

Enfin, attachons-nous au modèle économique de l’entreprise, qui doit nécessairement être rentable, c’est-à-dire capable de générer des profits en vendant un produit ou un service à un vrai prix de marché. Autant que possible, l’investisseur souhaitera comprendre la réalité de ce modèle économique, sa vigueur, son originalité, et se méfiera des prix artificiels et/ou des fausses réglementations. Ces mêmes réglementations souvent peu respectueuses des spécificités locales, car plus inspirées par une volonté aveugle d’uniformisation, par exemple à l’échelle européenne, que par le souci de préserver un tissu économique qui doit pouvoir se régénérer naturellement par le jeu de la libre entreprise.

Finalement, l’on trouve, dans ce rapide raisonnement de l’investisseur consciencieux, les piliers du discours de Marine Le Pen qui s’articule autour de trois idées simples, à savoir que l’État doit exercer son autorité, que la communauté nationale doit être préservée de sa possible dissolution et que l’Europe uniformisée est une aberration. Car il en va tout simplement de la capacité à générer de la richesse économique dans un pays. Le reste n’est que de l’enfumage.

Enfin, l’investisseur apprécie chez l’entrepreneur son courage et sa capacité à ne pas fléchir, car il sait que l’endurance est la condition du succès. Or Marine Le Pen n’a jamais manqué de courage. Quant à son discours, pour qui le lit vraiment, il n’a guère changé et sa force tient à ce qu’il dit de ces trois grands axes qui, faute d’être assumés, empêchent de redresser l’activité économique, ce qui fait aujourd’hui courir à la France, et à son économie, un risque mortel.

Ainsi l’on voit l’ineptie qui consiste à opposer l’économique à ce que l’on pourrait appeler le civilisationnel. Car l’un procède de l’autre et si la société s’effondre, tous les actifs économiques, jusqu’à la marque France, jusqu’à LVMH et Ricard, le tourisme hexagonal et la gastronomie, jusqu’à la valeur immobilière elle-même qui constitue une part capitale du patrimoine des Français, la suivront. Cet effondrement civilisationnel, qui précédera le véritable effondrement économique, une seule candidate l’identifie comme tel et souhaite le combattre. Inutile de préciser que l’investisseur intelligent trouvera son compte à ce programme. Capital matériel et capital immatériel sont […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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