Affaire des «bonbonnes de gaz» : l'attentat raté près de Notre-Dame revient devant la justice - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


mardi 25 mai 2021

Affaire des «bonbonnes de gaz» : l'attentat raté près de Notre-Dame revient devant la justice

En première instance, des peines très lourdes avaient été prononcées dans ce dossier terroriste qui a pour particularité de concerner essentiellement des femmes.

Image/photo

Par : Aude Bariéty / lefigaro.fr

Des huit accusés de l'acte 1, il n'en reste plus que deux. Ce mardi 25 mai s'ouvre devant la cour d'assises spéciale de Paris le procès en appel d'Inès Madani et de Mohamed Lamine Aberouz dans l'affaire dite «des bonbonnes de gaz de Notre-Dame». Un dossier terroriste qui s'articule en réalité autour de deux volets : une tentative d'attentat à la voiture piégée et une attaque au couteau de policiers dans l'Essonne.

Le 4 septembre 2016, des policiers avaient repéré une voiture suspecte dans le 5e arrondissement de Paris, non loin du parvis de Notre-Dame. À l’intérieur, ils avaient découvert six bonbonnes de gaz... Quatre jours plus tard, les forces de l'ordre avaient essuyé une attaque au couteau lors d'une intervention à Boussy-Saint-Antoine (Essonne).

Le trait d'union entre ces deux affaires s'appelle Inès Madani. L'ADN de la jeune femme, âgée de seulement 19 ans à l'époque, est retrouvé dans le véhicule piégé, qui appartient d'ailleurs à son père. Le 8 septembre, à Boussy-Saint-Antoine, celle qui s'est radicalisée fin 2014 est blessée et interpellée après avoir menacé un policier avec un couteau. Deux autres femmes sont arrêtées à ses côtés.

Lourdes peines en première instance

Trois ans plus tard, huit personnes font face à la justice. Le 14 octobre 2019, au terme de seize jours d'audience, plusieurs lourdes peines sont prononcées. Rachid Kassim, soupçonné d'être l'instigateur de ces attaques, est condamné à la perpétuité en son absence. Inès Madani écope de trente ans de réclusion, Ornella Gilligmann - dont l'ADN avait aussi été retrouvé dans la voiture - de vingt-cinq ans.

Sarah Hervouët et Amel Sakaou, les deux femmes interpellées avec Inès Madani dans l'Essonne, sont condamnées à vingt ans de réclusion. Trois autres personnes écopent de peines plus légères : cinq ans de prison dont un avec sursis pour Samia Chalel, trois ans pour Mohamed Lamine Aberouz et trois ans de prison avec sursis pour Selima Aboudi.

Seuls Inès Madani et Mohamed Lamine Aberouz décident d'interjeter appel. Rejugés de ce 25 mai au 7 juin, ils encourent les mêmes peines qu'en 2019 : la réclusion criminelle à perpétuité pour la première, cinq ans de prison pour le second.

L'ombre de Magnanville

L'avocat d'Inès Madani, Me Laurent Pasquet Marinacce, qui qualifiait la décision de première instance de «totalement excessive», «rendue pour l'opinion» et «ne tenant compte ni des faits, ni de l'extrême jeunesse d'Inès Madani», ne la représente plus aujourd'hui. C'est Me Daphné Pugliesi qui sera chargée d'assurer la défense de la jeune femme à l'occasion de ce deuxième procès.


Amazon Soutient les TPE et PME françaises ► Découvrez ici les produits vendus par des entreprises et commerçants français sur Amazon


Mohamed Lamine Aberouz est quant à lui toujours assisté du même conseil, Me Vincent Brengarth. Ce dernier plaidera à nouveau en appel «l'absence d'éléments permettant d'entrer en voie de condamnation concernant la non-dénonciation de crime terroriste» imputée à son client, indique-t-il au Figaro.

L'avocat se bat par ailleurs pour «qu'il n'y ait pas de confusion» et que les magistrats «fassent la part des choses» entre cette affaire et celle de l'attentat de Magnanville, dans laquelle Mohamed Lamine Aberouz est mis en examen. Cinq ans après l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police à leur domicile, l'instruction de ce dossier est toujours en cours.

  SOURCE : lefigaro.fr


Bas Pub