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mercredi 5 mai 2021

«Cancel culture»: le baiser non consenti dans Blanche-Neige crée la polémique aux États-Unis

L’attraction adaptée du conte « Blanche-Neige et les Sept Nains » a été totalement revue au parc Disneyland d’Anaheim, en Californie. Et l’introduction de la scène du baiser dans l’attraction n’a pas été au goût de deux critiques du « San Francisco Chronicle ».

«Cancel culture»: le baiser non consenti dans Blanche-Neige crée la polémique aux États-Unis

Par : H. D. | lavoixdunord.fr

Si cette réouverture a fait de nombreux heureux, l’attraction adaptée du conte Blanche-Neige et les Sept Nains, à laquelle a été ajoutée la scène du « grand final », nommée « True love’s kiss » (« Baiser d’amour »), n’a pas totalement conquis les chroniqueuses du San Francisco Chronicle, l’un des quotidiens les plus importants de Californie.

« Idées si rétrogrades »

Dans un article publié le 1er mai sur le site du SF Gate (édition en ligne du San Francisco Chronicle), les critiques reconnaissent une « nouvelle imagerie époustouflante » dans cette attraction qui date de 1955, mais pointe l’introduction dans l’attraction de la scène finale du baiser. « Un baiser qu’il lui donne sans son consentement, pendant qu’elle dort, ce qui ne peut pas être le véritable amour à moins que la personne sache ce qu’il se passe. N’avons-nous pas déjà convenu que le consentement dans les premiers films de Disney était un problème majeur ? Qu’apprendre aux enfants que s’embrasser, quand il n’a pas été établi que les deux parties y étaient disposées, n’est pas acceptable ? Il est difficile de comprendre pourquoi Disneyland, en 2021, fait le choix d’ajouter une scène aux idées si rétrogrades sur ce qu’un homme est autorisé à faire à une femme, d’autant que l’entreprise met actuellement l’accent sur la suppression des scènes problématiques de manèges », écrivent Katie Dowd et Julie Tremaine.

« Conte de fées » et pas « leçon de vie »

Les chroniqueuses regrettent par ailleurs que la nouvelle version du manège de « Blanche-Neige » ait supprimé les scènes jugées trop effrayantes pour les enfants alors que pour « les adultes, c’est ce qui faisait le charme de l’attraction ». « Reste que cette scène finale [elle clôture l’attraction, NDLR], aux lumières scintillantes et aux effets spéciaux spectaculaires, est merveilleusement réalisée », admettent les deux critiques en chute de leur article, mais « sous réserve que vous la regardiez comme un conte de fées, et non comme une leçon de vie », insistent-elles.

« Pourquoi ne pas imaginer une autre fin ? », proposent enfin les deux rédactrices. Une suggestion qui, outre-Atlantique a suscité l’indignation en ligne, avec de nombreux internautes qui accusent « les libéraux réveillés » d’avoir poussé la « cancel-culture » trop loin. « Pensiez-vous tous qu’ils réécriraient l’histoire effrayante ??? » demande Alison, citée dans le New-York-Post. Tandis que Matt Martin préfère en plaisanter : « Blanche-Neige serait encore endormie si c’était aux fous de la gauche de réveiller la culture. »

Dernièrement, Disney+ a soumis certains dessins animés anciens, Peter Pan, les Aristochats et La Belle et Le Clochard, Dumbo, Le livre de la jungle, à un contrôle parental pour les profils enfants. De plus, la plateforme a mis en place un message de prévention au début des dessins animés cités plus haut en indiquant qu’ils contenaient « des représentations datées et/ou un traitement négatif des personnes et des cultures » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET


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